Vive le 60e anniversaire de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne !

Écrit par

dans

Ce même jour, il y a 60 ans, marquait le déclenchement généralisé de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine. Le déclenchement de cet événement historique est marqué par la publication de la circulaire du 16 mai . La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne (GRCP) a bouleversé la Chine que ce soit dans le domaine culturel, politique ou idéologique. Elle est inscrite dans le mémoire des millions de chinois. Elle a été 10 ans de “catastrophes” pour les routiers capitalistes et les éléments bourgeois au sein de la société chinois cependant, elle a aussi été 10 année où la classe ouvrière chinoise a réellement été maître du pays. 

Beaucoup de droitiers chinois, qu’il soit au sein du Parti ou hors du Parti, dénoncent la GRCP. Les beuglements usuels crient que “c’était 10 ans d’horreur! La terreur rouge !”. 

À l’inverse, on peut également retrouver de vieux ouvriers et paysans qui sont nostalgiques de cette époque et de l’ère maoïste, ainsi qu’une nouvelle génération de travailleurs n’ayant connu que la réforme et de jeunes inspirés par les idéaux encore vifs et récents dans les esprits. Ce n’est pas anodin que ces deux types de mémoire de la Révolution culturelle soient radicalement différents.

Les libéraux, les routiers capitalistes et les droitiers chinois prétendent que c’était “l’horreur”, qu’ils ont été bel et bien été des “victimes” de la période maoïste ! Oui, ils ont été “persécutés” sous Mao ! Oui ils ont subi de la “terreur rouge” sous Mao ! Et c’est glorieux ! La dictature sur les contre-révolutionnaires est justifiée ! La revanche sur les corrompus est justifiée ! 

De fait, la Révolution culturelle a été une période de grand bouleversement en Chine (même jusqu’en France), une période de changement. Des millions de chinois ont été mobilisés pour construire cette nouvelle société et détruire l’ancien monde. Des millions de masses populaires ont été mobilisés pour corriger l’organe bureaucratique du Parti, pour limiter les droits bourgeois et surtout pour aider le Parti à rester révolutionnaire ! C’était un grand moment de démocratie populaire, d’implication du prolétariat dans le travail politique! C’était un moment de lutte intense durant lequel les réactionnaires n’ont pas retenu leurs coups, mais durant lequel le prolétariat a accumulé conquêtes, et expérience!

Il n’est donc pas étonnant que des parasites du socialisme se plaignent de la Révolution culturelle ! Les réactionnaires sont encore effrayés par le souvenir des masses populaires mobilisés, ils ont encore peur de la critique des masses populaires !  Le Président Mao disait “Laissez les gens parler, le ciel ne s’effondrera pas.” Seuls les réactionnaires ont peur des masses, seuls eux voient le ciel s’effondrer quand les masses prennent ne serait-ce que la parole ! S’ils ont un mauvais souvenir de la Révolution culturelle, c’est parce qu’ils ont été des routiers capitalistes, des corrompus, voire des criminels ! 

On peut notamment citer Wu Zhipu, le responsable de la famine au Henan ! Sous sa direction, le Grand Bond en avant au Henan a été conclu par une grande famine ! Il est donc justifié que les masses populaires se rebellent et critiquent ces bureaucrates! La révolution culturelle recèle de milliers d’exemples de personnalités comme Wu Zhipu pour qui la vengeance des masses ont été justifiées.

Contrairement à ce que disent les réactionnaires, la majorité des masses populaires chinoises gardent un très bon souvenir de la Révolution culturelle. À cette époque des milliers de ouvriers et paysans ont été promus à des postes que l’on ne pourrait jamais imaginer de nos jours. Nous pouvons citer quelques célèbres exemples comme Wang Hongwen (ancien ouvrier de Shanghaï) et Chen Yonggui (ancien paysan de Dazhai). Pour la première fois, ces ouvriers et paysans compétents ont accès à des postes prestigieux au sein de l’organe de plus en plus bureaucratisé du parti communiste et de l’État chinois ! 

À tout cela s’ajoutent de nouveaux droits accordés aux masses populaires comme le droit de grève, le droit de coller des Dazibao (affiches à gros caractères, moyens de communication de masse développés pendant la révolution culturelle permettant notamment les critiques de toutes natures), le droit de se rassembler, de manifester etc.

Ces droits fondamentaux n’ont pas été des décorations mais des droits concrets qui sont appliqués dans la pratique concrète. Les masses populaires chinois ont pour la première fois le droit de se rebeller contre leur dirigeant local ! L’exemple de Shanghaï est l’un des plus éloquents: des organisations d’ouvriers ont pris le pouvoir du maire corrompu de Shanghaï et de sa clique de bureaucrates droitiers pour proclamer la commune de Shanghaï (transformée en Comité Révolutionnaire de Shanghaï par la suite) qui mis des ouvriers aux plus hauts-postes de gestion de la mairie de Shanghaï habituellement occupés par ces bureaucrates corrompus, qui ont également lancé des campagnes contre les dérives droitières du comité du parti local, qui ont pris le contrôle de toutes les banques de Shanghai et ont débloqué tous les arriérés de salaire et les salaires que les dirigeants d’entreprise locaux de droite avaient détournés ! Ils ont également pris le contrôle des quais et des amarrages de la ville, et comme Shanghai était, et reste encore aujourd’hui, le port le plus actif de toute la Chine, cela a permis de remettre l’un des éléments les plus importants de l’économie nationale entre les mains de la gauche révolutionnaire.

La commune de Shanghai est l’exemple le plus impressionnant de la poursuite de la lutte des classes même sous le socialisme, de comment ne pas faire sombrer l’organe de dictature du prolétariat dans la végétation technocrate qui ne peut dévier qu’en idéologie bourgeoise.

La révolution culturelle, c’est la première fois que les masses populaires se sont réellement senti maître de ce pays! Il est logique que le prolétariat et la paysannerie garde encore aujourd’hui un avis positif de l’époque maoïste et de la Révolution culturelle.

Après avoir évoqué les deux mémoires de la GRCP, nous allons parler plus globalement de l’Histoire bourgeoise de la Révolution culturelle. L’histoire de la Révolution culturelle a été racontée par les vainqueurs de cette Révolution.Ces vainqueurs sont justement ceux qui à l’époque étaient jetés dans la poubelle de l’histoire avec tous les exploiteurs. 

Les “victimes” de la Révolution culturelle ce sont ceux contre qui le peuple a décidé d’imposer le rapport de force prolétarien, ceux contre qui le peuple a décidé de se battre et de se révolter. L’Histoire de la Révolution culturelle a été racontée par ces routiers capitalistes du Parti “Communiste” Chinois et par les capitalistes assumés du centre impérialiste. Leur narratif de la guerre froide faisant croire que la Révolution culturelle a été “10 ans de haojie (calamité en français)” n’a rien d’étonnant, c’est leur point de vue de classe qu’ils essaient d’implanter partout dans les livres, la culture et tout ce qui fait l’histoire, pour que même les générations futures aient peur d’eux mêmes quand il faut se révolter. 

Cette volonté du P “C” C à falsifier l’histoire de la Révolution culturelle et à le raconter avec le point de vue de la classe réactionnaire est aussi propice à la naissance des propagandes anti-maoïstes en Occident. De nombreux “historiens” ont directement repris la narration officielle du P “C” C en ajoutant quelques assaisonnements personnels dont seuls les falsificateurs diplômés ont le secret pour produire des torchons “d’Histoire” qui seraient “objectifs” et “dénués de toute idéologie”. C’est pourquoi en tant que marxiste nous devons combattre sur ce champ de bataille, nous devons renverser l’Histoire renversée, rétablir la vérité et apporter une analyse de notre classe !

Aujourd’hui, malheureusement les conquêtes maoïstes ont été rejetées par les révisionnistes et la Révolution culturelle s’est achevée par une contre-révolution. Aujourd’hui, la narration sur la Révolution culturelle est totalement monopolisée par les révisionnistes au sein du Parti et des historiens bourgeois. En effet, il convient de souligner que ces deux ne sont pas opposés. De fait, les propagandistes anti-communistes ont été nourris des propagandes anti-maoïstes fournies par l’actuelle direction du Parti. 

Beaucoup d’auteurs anti-communistes utilisent ces sources officielles du Parti pour falsifier l’histoire de la Révolution culturelle et propager cette narration anti-communiste ! 

Ainsi, le Parti “Communiste” Chinois et les propagandistes bourgeois ont le même intérêt : totalement et définitivement abattre la Révolution culturelle, jusque dans les mémoires. 

Le premier doit abattre la Révolution culturelle parce qu’ils ont été les routiers capitalistes critiqués pendant la Révolution, car ils doivent légitimer leur régime. De fait, Xi Jinping lui-même est le fils d’un routier capitaliste. Ce dernier a également l’intérêt de falsifier cette histoire car ils doivent prouver que le socialisme réel était un échec pour y substituer la théorie révisionniste productiviste de la “prédominance des forces productives” et du “socialisme de marché” . Ces deux “ennemis” se sont unis pour réécrire l’histoire de la Révolution culturelle à leur manière. 

Par ailleurs, il est important d’évoquer la révolution continue qui est la théorie fondamentale qui a été à l’origine du lancement de cette révolution dans un contexte où les révisionnistes chinois ont castré cette théorie du Maoïsme. La théorie de la Révolution continue est le concept fondamental de la pensée du Maoïsme. La Révolution continue souligne que sous le socialisme il existe toujours des classes sociales, la lutte des classes contre la bourgeoisie continue sous le socialisme et va continuer à exister pendant une très longue période sous la forme des droits bourgeois qui corrompent les cadres en les transformant en représentant de la bourgeoisie au sein du parti. Ainsi, sous le socialisme, il faut continuer à exercer une dictature totale sur la bourgeoisie mais aussi il faut limiter progressivement les droits bourgeois ! 

La Révolution culturelle a été l’application concrète de cette théorie, malgré son échec, la Révolution culturelle, cette première mise en pratique de la Révolution continue nous a montrer l’importance de limiter les droits bourgeois et la conséquence de l’émergence de ces droits bourgeois !

En conclusion, comme notre collectif a déjà souligné dans notre Présentation du Collectif Les Feux du Peuple“…nous en tant que marxistes engagés et passionnés d’Histoire, nous sommes convaincus qu’il est nécessaire de rendre la vérité à l’Histoire de notre mouvement et d’analyser l’Histoire avec un point de vue de notre classe qui est celui du prolétariat…” À ce 60e anniversaire du lancement de la Grande Révolution culturelle prolétarienne, nous n’oublions pas cet engagement, nous allons continuer à défendre la réelle histoire de notre mouvement et à apporter la vision de notre classe dans l’analyse de l’histoire ! Enfin nous crions haut et fort : 

Vive la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne !

Vive la Révolution continue !

Vive le Marxisme-Léninisme-Maoïsme !

Comité de direction des Feux du Peuple

16 mai 2026