
Auteur: Dao Chongyuan
Ce mai 2026 deux accidents majeurs ont éclaté en Chine. Un premier accident dans la municipalité de Hunan et un deuxième accident à Shanxi. Ces deux accidents n’ont eu aucun impact dans les médias occidentaux comme d’habitude, nous le savons désormais que nos médias s’en moquent des vies des travailleurs chinois, ils sont conscients que leur lectorat et leur public ne s’intéresse pas à des accidents d’un pays si éloigné. Cependant, en tant que marxiste, nous sommes par définition internationaliste, ainsi nous devons nous intéresser à nos frères et sœurs de notre classe même s’ils sont de l’autre bout du monde. Nous allons directement commencer par expliquer ces deux accidents et en proposer une analyse marxiste.
Le 4 mai 2026, un premier accident majeur a eu lieu dans la municipalité de Hunan, dans la ville de Liuyang. Dans cette ville, une explosion s’est produite dans une entreprise de fabrication de feux d’artifice située dans le village de Guandu. L’explosion a lieu dans un atelier de la société Liuyang Huasheng Fireworks Manufacturing and Display Co., Ltd. Cette explosion s’est achevée avec 37 morts et plus de 50 blessés selon l’agence Xinhua. [1]
Le second accident s’est produit le 22 mai, à peine 20 jours après l’accident à Liuyang ! Cet accident survenu à la mine de charbon de Liushenyu, dans la municipalité de Shanxi, est une explosion de grisou, appartenant à la société Shanxi Tongzhou Group Liushenyu Coal Industry Co., Ltd. Cet accident s’est achevé avec un bilan de 82 morts et plus de 100 blessés selon l’agence Xinhua. [2]
Nous mettons en parallèle ces deux accidents par souci de résumer ces évènements qui ont lieu le mois dernier mais aussi car ils sont très similaires : ces deux sociétés ont toutes été condamnées pour des raisons de sécurité par le gouvernement “populaire” local.
Pour la première, la société Liuyang Huasheng Fireworks Manufacturing and Display Co., Ltd a fait l’objet de plus de vingt inspections administratives entre 2021 et 2026. À dix-huit reprises, les autorités ont conclu à la présence de “risques ou dangers potentiels pour la sécurité”. En janvier 2026, elle a même été condamnée à une amende de 15 000 yuans après la découverte d’un stockage conjoint d’oxydants et de réducteurs, une pratique présentant un risque élevé d’incendie ou d’explosion.[3]
Pour la seconde, la société de Shanxi Tongzhou Group Liushenyu Coal Industry Co., Ltd a non seulement fait l’objet de deux sanctions administratives pour des manquements à la sécurité de la production en juin 2025 et en décembre 2025. [4] Mais en plus de cela, selon les enquêtes de l’agence Xinhua, il existe trois causes qui ont aggravés cette catastrophes empêchant la survie des mineurs[5] :
- Gestion frauduleuse du personnel : plus d’une centaine de mineurs ne portaient pas de carte de localisation, souvent parce qu’ils étaient des travailleurs sous-traitants non déclarés. Cette situation a considérablement compliqué les opérations de secours.
- Exploitation clandestine et falsification des contrôles : la mine possédait des galeries cachées absentes des plans officiels et des systèmes de surveillance parallèles destinés à tromper les inspections. Les travailleurs présents dans ces zones étaient pratiquement invisibles pour les secours.
- Défaillances générales de sécurité : équipements de sauvetage défectueux, entretien insuffisant, manque de formation, supervision déficiente et non-respect des normes de protection. Ces problèmes, fréquents dans de nombreuses mines, montrent que la catastrophe résulte principalement de négligences humaines plutôt que d’un simple accident imprévisible.
En résumé, ces deux accidents sont prévisibles ou du moins qu’on pourrait largement éviter d’avoir autant de perte humaine ! Nous avons vu avec les enquêtes des médias chinois que ces deux sociétés ont déjà été sanctionnées par le gouvernement. Néanmoins, ils continuent leur pratique ! Mais pourquoi ? Parce que c’est une loi fondamentale de la société capitaliste ! Marx dans le premier livre du Capital a très justement souligné ce point :
Si, d’après Augier, c’est “avec des taches naturelles de sang, sur une de ses faces” que “l’argent est venu au monde”, le capital y arrive suant le sang et la boue par tous les pores . [6]
La phrase de P. J. Dunning, un syndicaliste journaliste et militant qui est figuré à la note du Capital est également très éclairant :
Le capital, dit la Quarterly Review, fuit le tumulte et les disputes et est timide par nature. Cela est très vrai, mais ce n’est pas pourtant toute la vérité. Le capital abhorre l’absence de profit ou un profit minime, comme la nature a horreur du vide. Que le profit soit convenable, et le capital devient courageux : 10 % d’assurés, et on peut l’employer partout; 20 %, il s’échauffe !, 50 %, il est d*une témérité folle; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines; 300 %, et il n’est pas de crime qu’il n’ose commettre, même au risque de la potence. Quand le désordre et la discorde portent profit, il les encourage tous deux, à preuve la contrebande et la traite des nègres. [6]
Ces deux citations nous ont bien éclairer que ces deux accidents n’ont pas lieu par hasard, c’est le résultat d’une société capitaliste, d’une société qui ignore la vie des travailleurs, une société qui sacrifie les travailleurs pour les profits.
Nous voyons certains gauchistes en train de pleurnicher disant que “la Chine est toujours socialiste !”. NON ! La Chine est aujourd’hui un pays capitaliste dirigé par une bourgeoisie bureaucrate ! Nous vous conseillons de lire l’excellent travail de la camarade Pao-yu Ching, Repenser le socialisme, pour comprendre ceci.
Ce que nous voulons souligner dans cet article c’est comment cette restauration capitaliste a des effets très concrets sur la vie, et dans le cas présent, sur la mort des gens.
Mais les incidents du travail n’arrivent ils pas toujours? Ne sont ils pas inhérent au fait de travailler dans des environnements dangereux ? En quoi le socialisme signifierait le respect des normes de sécurités ?
À cela il faut d’abord comprendre que ce ne sont pas les travailleurs qui décident de se mettre en danger ainsi, à choisir entre un équipement défectueux et un fonctionnel, tout le monde choisit le fonctionnel. Ce à quoi nous avons affaire ici, c’est à un entreprise capitaliste cherchant à extraire le plus de plus-value possible d’une main d’œuvre facilement remplaçable, à employer des personnes en situation vulnérable (travailleurs au black) pour les faire accepter des conditions que personne n’accepterait en temps normal. Ce n’est pas dans le but de fabriquer des feux d’artifice pour le peuple que l’on tue des ouvriers, mais pour le profit. C’est ça la réalité. Autrement dit, une entreprise fonctionnant selon les besoins du peuple, pas ceux du capital, une entreprise dans les décisions sont prise avec les travailleurs , sous leur direction et non sans eux, seulement alors ce genre d’incident pourront s’arrêter. Les procédures judiciaires ne sont que des pansements sur une jambe de bois. Le problème prend racine dans le système capitaliste lui-même.
Il faut de surcroît rappeler l’importance d’appliquer la Constitution de Angang qui a longtemps été abandonnée par les autorités chinois post-maoïstes.
Expliquons ce qu’est la Constitution de Angang. La Constitution d’Angang/Anshan c’est l’organisation industrielle de l’époque maoïste où les ouvriers participaient à la gestion et où la politique est au premier plan. Cette “Constitution” a été adoptée en 1960. Au début, elle a été un ensemble d’expériences fondamentales de gestion d’entreprise élaborées par la Société sidérurgique d’Anshan (Anshan Iron and Steel Company), dans la ville d’Anshan, province du Liaoning.
L’essentiel de cette “Constitution” peut être résumé ainsi : Persister à mettre la politique au poste de commandement, renforcer la direction du Parti, mener largement le mouvement de masse, appliquer le principe des “deux participations, une réforme et trois combinaisons” (les cadres participent au travail productif, les ouvriers participent à la gestion, réforme des règlements et systèmes irrationnels, combinaison des ouvriers, des cadres et des techniciens), et développer la révolution technique.
La Constitution de Angang a mis en lumière le modèle de gestion d’une entreprise socialiste, elle n’est pas uniquement un slogan, elle a été mise en pratique dans toute la Chine et particulièrement pendant la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne.
Charles Bettelheim dans Révolution culturelle et organisation industrielle en Chine témoigne d’une usine qui a appliqué les principes de la Constitution de Angang. Par exemple, aucune décision importante, qu’il s’agisse du plan de production ou d’engagements envers d’autres usines, n’est prise par le président du Comité Révolutionnaire sans une consultation préalable des ouvriers.
La Révolution culturelle a aboli le poste de directeur d’usine. Les fonctions de gestion sont désormais assumées par le président et le vice-président du comité révolutionnaire ; le président est responsable devant les instances supérieures. Les engagements définitifs concernant le plan ou les autres usines (par exemple les dates de livraison) relèvent de la responsabilité du président du comité révolutionnaire, mais ces décisions ne sont prises qu’après consultation des travailleurs. C’est un exemple de ce que les Chinois appellent “initiative multiple, responsabilité individuelle”.
Le comité révolutionnaire est un organe élu ; sa composition numérique est décidée par les travailleurs eux-mêmes. Ceux-ci établissent une liste de candidats qui sert de base à de vastes discussions au cours desquelles le nombre de candidats est progressivement réduit. Les ouvriers de l’usine procèdent ensuite à un vote final. Dans les usines que j’ai visitées, les comités révolutionnaires sont composés en grande partie d’ouvriers de production qui conservent leur emploi et leur salaire habituels.
Les “équipes de gestion ouvrière” agissent comme un contre-pouvoir permanent, vérifiant que les cadres ne s’isolent pas des masses et ne retombent pas dans les travers bureaucratiques
Comme l’a déclaré un membre du comité révolutionnaire : « Aujourd’hui, tout le monde participe au travail politique. » L’extension de cette activité politique rend de plus en plus difficile pour les cadres de se placer au-dessus des ouvriers et réduit progressivement les possibilités de développement de tendances capitalistes.
Les équipes de gestion ouvrière sont appelées à assister la direction : faire des propositions dans chacun des cinq domaines relevant de leur compétence, les discuter dans les ateliers et au sein des équipes de travail, stimuler l’initiative des travailleurs et coordonner leurs idées, aider le comité révolutionnaire et formuler des critiques.
Elles servent d’intermédiaires entre la direction et les travailleurs, encourageant ces derniers à discuter les propositions et les décisions de la direction, tout en informant la direction de l’opinion des ouvriers. Elles établissent ainsi des liens “du sommet vers la base et de la base vers le sommet”.
Les critiques venant de la base sont considérées comme les plus importantes. Elles aident la direction à corriger son style de travail et permettent de contrôler les cadres, leurs décisions et la manière dont celles-ci sont appliquées.
Bettelheim cite un membre du comité : “Si les cadres dirigeants étaient autorisés à prendre leurs propres décisions, même les nouveaux cadres finiraient par suivre l’ancienne route”
Un membre du comité révolutionnaire a souligné qu’aucune décision n’était prise à quelque niveau que ce soit sans consultation préalable des travailleurs. Il ajouta : “Si les cadres dirigeants étaient autorisés à prendre leurs propres décisions, même les nouveaux cadres finiraient par suivre l’ancienne voie.”
Les membres des équipes de gestion ouvrière assistent aux réunions des cellules du comité du Parti au niveau approprié — équipe de travail, atelier ou usine. (Le Parti tient également des réunions séparées consacrées à ses propres problèmes.)
Ces réunions se tiennent dans l’usine. Les équipes de gestion ouvrière ont leurs propres réunions : une fois par mois au niveau de l’usine, toutes les deux semaines au niveau de l’atelier et chaque jour au niveau de l’équipe de travail. Les réunions quotidiennes traitent des problèmes apparus durant la journée et un bilan est dressé chaque soir.
Contrairement aux pratiques capitalistes antérieures, la Constitution d’Anshan place le bien-être de l’ouvrier au même niveau que la production. L’usine dispose de dispositifs de sécurité élaborés pour protéger les travailleurs contre les blessures causées par les machines. Bien que des accidents surviennent occasionnellement lorsque ces dispositifs sont négligés, Bettelheim note qu’ils sont décrits comme “très rares” par les ouvriers eux-mêmes.
Nous accordons une attention particulière aux conditions de travail et nous nous guidons en cela sur les orientations du Parti communiste chinois. Nous nous préoccupons du bien-être des travailleurs et de la préservation de l’initiative humaine. Dans l’ancienne société, les choses étaient très différentes. Les capitalistes ne se souciaient pas de telles questions.
Les ateliers sont équipés de systèmes de climatisation qui maintiennent une température constante. Des dispositifs de sécurité élaborés protègent les travailleurs contre les blessures causées par les machines. Ces dispositifs de protection sont parfois négligés et quelques accidents se sont produits, mais ils sont très rares. Certaines installations ne sont pas sûres et doivent être remplacées.
Quelques ateliers, comme celui où se trouvent les séchoirs, sont excessivement chauds ; les travailleurs qui y sont affectés reçoivent une allocation spéciale, consomment davantage de viande et bénéficient de pauses plus fréquentes.
Ce qui importe cependant, c’est de réduire la chaleur. Une température élevée autour des séchoirs est inévitable, mais tous les efforts sont faits pour en minimiser les effets sur les zones environnantes. Vous avez vu les chariots transportant de la glace ; c’est l’un des moyens que nous utilisons pour réduire la chaleur. Des installations de bain sont également mises à la disposition des travailleurs.
Dans les ateliers de couture, nous travaillons huit heures par jour et prenons une demi-heure pour le repas. Deux pauses supplémentaires de quinze minutes sont consacrées à des exercices physiques destinés à prévenir les incapacités liées au travail.
Un passage particulièrement intéressant illustre comment la “révolution technique” est utilisée pour réduire la pénibilité plutôt que pour simplement augmenter les cadences :
Les experts et les spécialistes avaient toujours affirmé qu’il était impossible de teindre et d’imprimer du jersey en deux couleurs avec ce type de machine. Les ouvriers ont répondu : « Pourquoi cela serait-il impossible ? Essayons ! » Après la Révolution culturelle, ils ont proposé de tenter l’expérience et, après quelques essais, il s’est avéré tout à fait pratique d’imprimer en deux couleurs. Nous rencontrons néanmoins encore certains problèmes.
L’atelier de couture dispose de machines qui permettent de découper des manches et de les coudre sur des vestes en une seule opération. Chaque machine ne nécessite qu’un seul opérateur et cette nouvelle technique représente un progrès. Mais le travail est très pénible : l’ouvrière doit simultanément tenir le tissu avec ses mains, actionner les pédales avec ses pieds et rester pleinement concentrée sur cette tâche pendant huit heures par jour.
Certaines ouvrières ont déclaré que cette technique améliorée n’était pas réellement une amélioration, car les femmes qui utilisent ces machines ne bénéficient d’aucun repos. Quelques-unes de ces machines ont été mises de côté et nous avons étudié le problème avec les opératrices. Nous avons réussi à modifier les machines en supprimant les pédales.
Il existait d’autres problèmes. Il fallait par exemple couper les fils entre les différentes pièces pour les séparer. Là encore, nous avons résolu le problème grâce à l’innovation : les pièces sont désormais fabriquées et superposées automatiquement, et l’ouvrière n’a plus qu’à positionner le tissu et à le maintenir en place à la main.
Il est très important de comprendre d’où est ce que la Chine part, nous n’avons pas affaire à un pays capitaliste en voie de développement habituel, les travailleurs avaient été libéré en Chine et ce à quoi nous assistons depuis bientôt 50 ans c’est un retour en arrière absolu sur le socialisme au nom du profit.
Seul le retour et l’amélioration de la Constitution d’Angang et plus généralement au socialisme peut promettre un réel changement structurel du système de sécurité sur le lieu de travail en chine, pour que d’autres drames de ce genre ne se reproduisent pas.
En conclusion, nous avons pu présenter et surtout analyser les deux accidents qui se sont déroulés en Chine à ce mois de mai. Nous sommes triste de voir nos frères et sœurs de classe mourir dans leur travail. Nous avons bien vu que ces accidents pourraient largement être combattu par l’abolition du système capitaliste, ou du moins réduire la perte humaine en appliquant le strict minimum demandé par la loi, mais la bourgeoisie ne VEUT PAS !
Nous soulignons ici une fois de plus la nécessité de reconstruire un Parti Communiste Chinois et nous sommes convaincus que seul le socialisme peut libérer les travailleurs chinois !
Vive le Marxisme-Léninisme-Maoïsme !
À bas le Parti “Communiste” Chinois révisionniste !
Notes/Sources
[1] 湖南浏阳烟花厂爆炸已致37人死亡1人失联-新华网. (s. d.). https://www.news.cn/politics/20260508/eb3269e382f441769a36775fa7728c5d/c.html
[2] 直击山西通洲集团留神峪煤矿瓦斯爆炸事故救援现场-新华网. (s. d.). https : //www1.xinhuanet.com/politics/20260524/349298f321b84ff7a229ace84335ea72/c.html
[3] 浏阳爆炸烟花厂查出过20多次隐患. (2026, 8 mai). 爆炸_新浪财经_新浪网. https://finance.sina.com.cn/roll/2026-05-08/doc-
inhxerwc7605985.shtml#:~:text=%E3%80%90%23%E6%B5%8F%E9%98%B3%E7%88%
86%E7%82%B8%E7%83%9F%E8%8A%B1%E5%8E%82%E6%9F%A5%E5%87%BA%E8%
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E8%AE%B8%EF%BC%8C%E6%B5%8F%E9%98%B3%E5%B8%82%E5%8D%8E%E7%9B%
9B%E7%83%9F%E8%8A%B1%E5%88%B6%E9%80%A0%E7%87%83%E6%94%BE%E6%
9C%89%E9%99%90%E5%85%AC%E5%8F%B8%E5%8F%91%E7%94%9F%E7%88%86%
5%85%E9%80%A0%E6%88%9037%E4%BA%BA%E6%AD%BB%E4%BA%A1%E3%80%81
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%BE%81%E5%B9%B3%E7%A8%B3%EF%BC%89%E3%80%82,%E8%AE%B0%E8%80%8
[4] Chinanews. (s. d.). 山西煤矿事故已致90人死亡,涉事公司去年两次因安全问题被罚-中新网. https://www.chinanews.com.cn/gn/2026/05-23/10627185.shtml
[5] 工劳网|时事|留神峪矿难 : 从业者眼中的乱象与博弈. (s. d.). https://at.laborinfocn6.com/articles/url?lk=https%3A//mp.weixin.qq.com/s/_v7Vl06kt93_bl6ZFnNhGw%3Fpoc_token%3DHGS8Imqj4HupF2EhAsr4taPnu91GOL8QzaM8YISZ
[6] Marx, K. (s. d.). Le Capital Livre I. Marxist.org. https://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-31.htm
