Auteur: Dao Chongyuan
Le 1er juillet 2026, la loi sur la promotion de l’unité et du progrès ethniques est officiellement entrée en vigueur. Cette loi est votée lors de la 4e session de la 14e Assemblée populaire nationale (APN). La loi vise à transformer en volonté juridique fondamentale de l’État les nouvelles orientations théoriques telles que “renforcer la conscience de la communauté de la nation chinoise” et “promouvoir la construction de cette communauté nationale”. Cette loi établit sous forme juridique les politiques ethniques proposées par le secrétaire général du Comité central du Parti “Communiste” Chinois (P“C”C), Xi Jinping, et en fournit une interprétation au niveau du droit, notamment concernant le “renforcement de la conscience de la communauté de la nation chinoise”. Nous sommes tous conscients que l’Occident raconte régulièrement des mensonges sur la Chine, mais cela ne veut pas dire que nous devons gober tout ce que disent leurs opposants. Nous vous proposons alors une analyse marxiste de cette loi, en expliquant en quoi cette loi cache en réalité une politique nationaliste du P“C”C et en quoi cette loi est un obstacle pour les militants communistes chinois.
Pour commencer, il est important de souligner le contexte de l’adoption de cette loi. En effet, cette loi est adoptée sous le contexte de l’approchement d’une guerre impérialiste qui opposera la Chine et les Etats-Unis. Par conséquent, afin de camoufler la réalité de la lutte des classes en Chine et son intensification, le gouvernement chinois a besoin de renforcer le “sentiment national », c’est dans ce cadre qu’il décide d’adopter cette loi.
Cette loi a donc comme un de ces objectifs principaux, le renforcement du nationalisme qui est le socle même de la théorie révisionniste de l’actuelle direction du parti, la fameuse “société harmonieuse” dans laquelle bourgeois et prolétaire doivent avancer main dans la main, bref, un théorie de l’annihilation de la lutte des classes et de son remplacement par une collaboration de classe.
En expliquant aux exploités qu’ils seraient tous deux membres de “la grande nation” chinoise et tous ceux qui osent les contredire serait donc en train de “nuire à la cohésion nationale”, ils s’attaquent directement aux syndicalistes, aux révolutionnaires, aux marxistes, aux minorités en lutte qui “désunissent la nation”.
C’est un nouveau chef d’accusation envers tout militant marxiste qui doit remettre la lutte des classes en avant et fatalement “désunir la nation”
En tant que Marxiste-Léniniste-Maoïste, il est important de dévoiler la réalité de ce nationalisme bourgeois et de s’opposer à ce nationalisme du social-impérialisme chinois.
Sous l’époque maoïste, nous pouvons constater que les droits des minorités ethniques ont été garantis par le système des régions autonomes. Les tensions entre les Hans et les minorités ethniques étaient peu courantes. Même s’il est impossible d’imaginer qu’il n’y ait pas eu de contradictions ethniques à l’époque de Mao, l’élimination de la classe féodale exploiteuse, l’autonomie ethnique ainsi qu’une société où les ouvriers et les paysans étaient devenus maîtres du pays fournissaient sans aucun doute une base plus pacifique aux relations interethniques. Quel que soit le groupe ethnique auquel appartenait la noblesse qui dirigeait le Xinjiang à différentes périodes, la structure sociale fondamentale du Xinjiang d’avant la Libération ne changeait guère : il s’agissait toujours d’une société féodale où une infime minorité possédait la majorité des terres et où les paysans étaient fortement opprimés. Après la Libération, Xinjiang a été intégré comme partie de la nouvelle Chine, sur la base de deux principes : l’autonomie ethnique et le fait que les ouvriers et les paysans devenaient les maîtres du pays. Bien sûr, le degré réel d’autonomie accordé aux régions ethniques, ainsi que celui effectivement exercé, restent des sujets de débat. Les contradictions ethniques ne disparaissent pas totalement à l’époque de Mao : durant la Révolution culturelle, il y eut même l’apparition d’un Parti révolutionnaire du peuple du Turkestan oriental réclamant l’indépendance.
Cependant, malgré cela, les relations ethniques relativement pacifiques de l’époque maoïste se reflètent dans de nombreux témoignages personnels. Amir, un ouïghour interviewé par Byler dans son livre Terror Capitalism , est arrivé à Urumqi comme garde rouge en 1974, se souvient qu’il croyait fortement à la direction du pays et souhaitait y participer [1]. Même si les relations interethniques de l’époque maoïste n’étaient pas parfaites, comparées à la forte oppression ethnique de la dynastie Qing et aux tensions ethniques aiguës qui réapparaissent aujourd’hui, l’époque maoïste représente sans doute une période où les minorités nationales avaient des droits relativement plus égaux et où les relations ethniques étaient relativement plus pacifiques.
Cependant, suite à la restauration capitaliste en Chine on a pu constater une explosion des tensions entre la majorité ethnique et les minorités ethniques. Nous allons prendre l’exemple des Ouïghours, puis celui des Mandchous (qui en réalité concerne également la plupart des minorités ethniques en Chine) pour illustrer ceci.
Suite à la restauration capitaliste, les tensions entre les Ouïghours et les Hans se sont multipliées, nous pouvons citer quelques incidents majeurs depuis les années 80 pour illustrer : l’incident d’Aksu (9 avril 1980), l’incident de Yecheng (13 janvier 1981) et l’incident de Kashgar (30 octobre 1981). Le premier incident a été causé par la mort d’un Ouïghour ivre arrêté par la police Han, décédé par suffocation après avoir eu la bouche obstruée par une serviette. Le second incident est que des émeutes ont éclaté à la suite de l’incendie d’une mosquée. Le troisième incident est lié à une altercation entre un “jeune intellectuel envoyé” Han et un paysan ouïghour travaillant temporairement dans une coopérative d’approvisionnement et de vente, au cours de laquelle le premier aurait tué le second avec un fusil de chasse, provoquant des protestations massives. Selon les rapports cités, certains slogans auraient été entendus durant ces émeutes, notamment « À bas le gouvernement du Black Grandfather » et « Vive la République islamique ». [2]
Dans les années 1990, les tensions interethniques ont de nouveau éclaté dans les zones rurales ouïghoures du sud du Xinjiang. L’incident de Baren (1990), au cours duquel plus de 200 Ouïghours auraient encerclé le gouvernement du canton, a marqué le début de cette nouvelle série de conflits. Certaines sources décrivent cet événement comme une insurrection armée soigneusement organisée par le “Parti islamique du Turkestan oriental”, tandis que d’autres l’expliquent par des griefs locaux, notamment le mécontentement des Ouïghours face à l’arrivée de populations han et à des accusations de politiques coercitives, comme les avortements forcés touchant des femmes ouïghoures. En raison des différences importantes entre les versions disponibles, les causes exactes de l’incident de Baren restent difficiles à établir avec certitude. [1] [3] [4]
À la suite de l’incident de Baren, Xinjiang a connu une multiplication des attentats à la bombe et d’autres actes de violence. D’importants affrontements éclatent également, notamment les émeutes de Hotan en 1995 et les incidents d’Yining (Ghulja) en 1997. Dans le récit officiel, les conflits interethniques et les attentats de plus en plus fréquents des années 1990 sont présentés comme étant de plus en plus influencés par un islamisme extrémiste organisé. Toutefois, après 2001, attribuer ces violences à des organisations islamistes permettait également d’inscrire la répression dans le cadre de la lutte internationale contre le terrorisme et de lui conférer une plus grande légitimité. Il convient donc d’aborder ces descriptions avec prudence. En revanche, il est certain qu’au cours des années 1990, les tensions ethniques au Xinjiang se sont aggravées et étendues. Cette recrudescence des affrontements conduit à la première campagne d’envergure de répression contre les “séparatistes” du Xinjiang : la campagne de “Frappe sévère” [3] [4] (Yan Da,une campagne politique de répression mobilisant l’ensemble de l’appareil de sécurité et de justice afin de sanctionner rapidement des infractions jugées prioritaires par le gouvernement chinois) lancée en 1996. Ainsi, par l’enchaînement des conflits et de la répression qui s’ensuit, les années 1990 constituent véritablement la période où la question des tensions interethniques au Xinjiang prend son ampleur contemporaine.
Si beaucoup d’accusations des États-Unis ou de l’Europe sont complètement fausses et inventées dans le cadre de la campagne de propagande anti-chinoise de l’impérialisme occidental, de vraies dérives racistes ont pu avoir lieu au Xinjiang. Parfois comparable à des politiques islamophobes prises en France, comme l’interdiction du voile ou de tout vêtement couvrant le visage, obligeant à une adaptation des populations ouïghoures qui portent beaucoup plus le Doppa (un chapeau traditionnel ouïghour) . L’interdiction du voile intégral, la limitation du hijab et l’interdiction des barbes “anormales” car toutes associées avec un extrémisme religieux sont objectivement une forme de racisme dans l’exécution de la répression anti-islamiste au Xinjiang [5]. Cependant, les ressemblance avec certaines politiques racistes en France s’arrêtent là car contrairement à ce que peuvent dire les occidentaux, le ouïghour est toujours enseigné et peut toujours être parlé, de nouvelles mosquées sont construites et il n’y a pas de dimension (sur papier) de racisme systématique d’état comme on peut le constater en France mais plutôt un racisme régional, très lié au contexte de tension que nous allons bientôt aborder, aux attaques terroristes qui n’aident pas la situation à s’améliorer, une image des Ouïghours comme des “barbares” islamistes qui transparaît parfois chez certains Han. Il n’y a pas de grandes chaîne de télévision TF1, Cnews ou autre pour diffuser de la propagande raciste ultra-islamophobe ou fasciste. Même cette nouvelle loi, aussi critiquable qu’elle soit, donne une idée de la “Nation chinoise” qui comprends toutes les ethnies, y compris les minorités locales comme les Tibétains ou les Ouïghours, le nationalisme chinois qui est promu n’essaie pas particulièrement de détruire les composantes “non-Han” et l’apprentissage obligatoire du mandarin est davantage là pour intégrer les minorités et leur permettre de trouver un travail et de discuter avec les autres membres de la Nation chinoise dans un pays qui parle majoritairement le mandarin que de “détruire la culture ouïghoure” (en tout cas sur papier) .
L’essentiel de la critique de gauche de la question nationale en Chine démarre là où le PCC s’est enfui, dans le domaine de la lutte des classes ! Dans le domaine du capitalisme ! Car nous voyons que ce qui met le plus en danger ses cultures, c’est le capitalisme ! C’est la bourgeoisie ! Et c’est la restauration capitaliste décidée par le Parti !
Pourquoi les tensions interethniques au Xinjiang, qui semblaient avoir disparu, réapparaissent-elles dans les années 1980 avant de connaître une large explosion dans les années 1990 ? Plusieurs explications ont été avancées. L’interprétation la plus courante dans les milieux libéraux soutient que la répression exercée durant la Révolution culturelle avait réduit au silence les minorités nationales, et que leurs revendications n’ont pu ressurgir qu’avec la politique de réforme et d’ouverture. Cependant, avec le recul, cette explication paraît difficilement convaincante. Si le Xinjiang d’aujourd’hui, malgré un système de surveillance technologique extrêmement développé et l’internement d’une partie de la population musulmane dans des camps de “rééducation”, n’est pas parvenu à faire disparaître les tensions interethniques, il est difficile d’admettre que le mouvement de masse de la Révolution culturelle, reposant principalement sur la mobilisation populaire plutôt que sur la répression armée, ait pu, à lui seul, étouffer durablement les conflits ethniques dans le sud du Xinjiang, où les Han n’étaient alors même pas majoritaires.. D’autres analyses mettent l’accent sur l’influence de l’islamisme radical soutenu par les États-Unis dans le contexte de la guerre d’Afghanistan, sur la montée des mouvements nationalistes en Asie centrale à la veille de la disparition de l’Union soviétique, ou encore sur le regain d’activité des élites nationales du Xinjiang après les réformes économiques. Ces facteurs ont sans doute joué un rôle. Toutefois, sans une base sociale et matérielle permettant aux tensions interethniques de s’enraciner, ces influences extérieures n’auraient probablement produit que des phénomènes marginaux. Reste alors une question essentielle : pourquoi est-ce le Xinjiang, et non le Tibet, où existaient pourtant également des tensions nationales, qui est devenu la région où les conflits interethniques sont les plus aigus en Chine, ainsi que le principal théâtre de la politique de répression à l’encontre des minorités ? Pour répondre à cette question, il faut s’intéresser aux fondements sociaux qui sous-tendent ces tensions.
L’émergence des tensions interethniques dans les années 1980, puis leur aggravation au cours des années 1990, s’explique également par des facteurs sociaux plus profonds. Le mouvement étudiant du Xinjiang de la seconde moitié des années 1980 s’inscrit d’abord dans le contexte du vaste mouvement étudiant qui touche alors toute la Chine, une période marquée par une intense effervescence intellectuelle et par la confrontation de différents courants idéologiques, reflétant eux-mêmes des intérêts sociaux et de classe divergents. À cet égard, la mobilisation des étudiants du Xinjiang n’a rien d’exceptionnel. Toutefois, les étudiants issus des minorités nationales avaient un motif supplémentaire de mécontentement. Avec le démantèlement progressif du système du “bol de riz en fer” (tie fanwan), garantissant auparavant un emploi à vie, les jeunes diplômés des minorités ethniques se retrouvent dans une position plus défavorable que leurs homologues han sur le marché du travail nouvellement privatisé. Ils sont fréquemment confrontés à des discriminations à l’embauche. Cette couche de jeunes diplômés marginalisés constitue ainsi la principale base sociale des mouvements étudiants du Xinjiang à la fin des années 1980. Si ces mobilisations expliquent en partie les tensions de cette période, la radicalisation des conflits dans les années 1990 s’inscrit surtout dans un contexte plus large : celui de l’intensification du développement économique et de l’exploitation des ressources du Xinjiang par l’État, accompagnées d’une pénétration massive des rapports de production capitalistes dans la région.
L’origine de l’oppression nationale peut également être expliquée par des facteurs économiques. De fait, depuis les années 80, Pékin a décidé de développer deux principales activités dans la région autonome de Xinjiang : l’activité agricole (cotons) et énergétique (le pétrole). Néanmoins, on remarque que ces secteurs emploient très peu de travailleurs ouïghours et faisaient au contraire venir en grand nombre des ouvriers han dans le sud du Xinjiang. Cette situation peut s’expliquer de plusieurs manières. D’une part, la recherche du profit a pu conduire les entreprises à délaisser les politiques antérieures d’égalité entre les nationalités pour recruter directement des ouvriers han déjà qualifiés et disposant d’une expérience dans ces secteurs. D’autre part, il est également possible que l’État, dans une logique stratégique, ait souhaité conserver le contrôle des secteurs clés, comme celui du pétrole, entre les mains de la population han. Quoi qu’il en soit, un groupe de travail du comité du Parti du Xinjiang consacré aux questions ethniques constatait en 2001 que, sous l’effet des mécanismes du libre marché, la mise en œuvre des politiques d’égalité entre les nationalités devenait de plus en plus difficile. Il relevait notamment que l’accès à l’emploi des Ouïghours était devenu un problème manifeste.[6]
Les politiques de Pékin encourageaient la mise en valeur de vastes étendues de terres au Xinjiang afin d’y développer la culture du coton, en accordant d’importantes subventions publiques aux entreprises. Cependant, les principaux bénéficiaires de cette politique n’étaient pas les Ouïghours locaux, mais les migrants han attirés par les possibilités de profit offertes par la mise en culture de ces terres. Entre 1991 et 1997, 3,3 millions de mu (environ 220 000 hectares) de terres vierges furent mis en exploitation au Xinjiang, principalement attribués à de nouveaux migrants han pour la culture du coton. [7]
Le développement du Xinjiang a apporté des avantages à de nombreux Han venus dans la région pour participer à la culture du coton : certains ont travaillé comme ouvriers saisonniers bien rémunérés, d’autres ont obtenu des terres et des logements à bas prix, tandis que certains, devenus de grands exploitants agricoles, ont accumulé d’importants profits. À l’inverse, les paysans ouïghours du sud du Xinjiang, qui cultivaient ces terres depuis des générations, n’ont non seulement pas bénéficié de ce développement, mais beaucoup ont même vu leur situation se dégrader sous l’effet de nouvelles politiques, devenant, selon cette analyse, des sortes de serfs soumis aux entreprises cotonnières. Leurs conditions de vie sont devenues de plus en plus difficiles. Contrairement aux exploitants agricoles et aux travailleurs agricoles han venus dans la région, ils n’étaient pas là dans une logique de recherche de profit et ne pouvaient pas simplement partir lorsque la situation devenait défavorable. [1]
Sous l’effet du développement économique du Xinjiang et des politiques axées sur le pétrole et le coton, le sud du Xinjiang, autrefois principalement administré par des populations ouïghoures autonomes, a connu une vague d’immigration han d’une ampleur sans précédent. Parallèlement, un écart croissant de richesse fondé sur la division ethnique s’est progressivement installé. Parmi les employés des unités non étatiques dans les zones urbaines, le revenu moyen des travailleurs han était supérieur de 52 % à celui des travailleurs ouïghours. Entre les villes et les campagnes, l’écart de richesse déjà important à l’échelle nationale était encore plus marqué au Xinjiang : la différence y dépassait de 30 % la moyenne nationale [1]. La fracture économique entre les populations rurales majoritairement ouïghoures et les populations urbaines majoritairement han devenait ainsi de plus en plus visible. Les habitants ouïghours originaires du Xinjiang ont commencé à constater qu’ils n’étaient plus les maîtres de leur propre terre, mais qu’ils occupaient une position inférieure : marginalisés par la nouvelle économie et relégués au rang des populations défavorisées. Dans les villes, les emplois bien rémunérés étaient difficilement accessibles aux Ouïghours ; même dans les entreprises d’État, l’expression « lors des licenciements, les Ouïghours partent en premier » (xiagang xian xiawei, 下岗先下维) serait apparue. De fait, selon la thèse de Li Xiaoxia intitulée Analyse du développement et de la situation actuelle de la classe ouvrière industrielle des minorités ethniques du Xinjiang:
La restructuration et les faillites de nombreuses petites et moyennes entreprises publiques des régions autonomes, des préfectures et des districts ont entraîné d’importantes vagues de licenciements. Les travailleurs issus des minorités ethniques ont été touchés de manière disproportionnée. À la fin de l’année 1998, les minorités nationales représentaient 19 800 des salariés licenciés des entreprises du Xinjiang, soit 25,6 % de l’ensemble des travailleurs mis au chômage dans les entreprises de la région. Cette proportion était supérieure de cinq points de pourcentage à celle des minorités parmi les salariés des entreprises publiques à la fin de l’année 1997. Dans la Préfecture autonome kirghize de Kizilsu, les minorités nationales représentaient même 71,4 % des travailleurs licenciés. [8]
Les Ouïghours se trouvaient ainsi cantonnés aux emplois de services situés en périphérie de l’économie urbaine. Dans les campagnes, de vastes superficies de terres autour des villages ouïghours étaient progressivement confiées à des nouveaux migrants hans. Les ressources naturelles déjà limitées, en particulier l’eau, devenaient l’objet d’une concurrence croissante. Il faut évidemment mettre ça en lien avec la dissolution de la commune populaire, la privatisation des terres et la fin du socialisme. Beaucoup de ces lieux de vie traditionnels étaient prospère et viable grâce au système de commune populaire et au développement équitable entre la ville et la campagne, il n’y avait pas de grand propriétaire han qui exploitait les paysans pauvres locaux, tout était géré par les travailleurs eux mêmes, avec le Parti Communiste, les paysans, les ouvriers, il y avait même une industrialisation de la campagne, tout ça a été balayé au nom du profit et du libre marché !
Les paysans ouïghours, de plus en plus appauvris, observaient le développement économique de leur région sans parvenir à y trouver une véritable voie d’avenir. C’est dans ce contexte que se sont formées les conditions sociales ayant contribué à l’explosion des tensions interethniques au Xinjiang dans les années 1990.
Par ailleurs, nous devons insister sur un aspect assez intéressant des tensions interethniques en Xinjiang. De fait, on constate que la population locale n’a pas eu de tensions majeures avec les migrants hans venus de l’ère maoïste tandis qu’après la réforme capitaliste, les tensions entre les nouveaux migrants hans ont considérablement augmenté. Darren Byler, quand il a interviewé le vieux garde rouge ouïghour a aussi constaté ceci [1]. C’est en effet un aspect assez intéressant qui différencie les deux générations de migrants hans.
Il y a de réels problèmes à régler, voilà ce que nous dit cette petite enquête. Ce ne sont pas les problèmes imaginaires inventés par l’Occident, ni le discours d’une société parfaitement harmonieuse où exploiteurs et exploités avancent main dans la main, mais bien un problème de lutte des classes ! Une contradiction entre le capitaliste, et le prolétaire, entre le propriétaire et le paysan pauvre ! Ensuite, le mécontentement peut prendre différentes formes, il peut se faire utiliser par les puissances étrangères pour déstabiliser la situation, mais il y a bien un problème réel à régler à partir duquel le reste peut se développer. Nous voyons que la politique de la direction actuelle du PCC, au lieu d’adresser les griefs matériels concrets de la population ouïghoure, va concentrer toute l’attention sur quelques groupes terroristes ou sur l’ingérence des Etats-Unis et réprimer le mouvement.
En faisant passer une contradiction au sein du peuple pour une contradiction avec l’ennemi, ça permet à la direction du parti de ne pas adresser le problème, voire de le nier complètement et de continuer sa politique de réformes capitalistes, d’exploitation des ressources du xinjiang et de sa main d’œuvre.
Ensuite, après avoir analysé spécifiquement le cas des Ouïghours, nous allons souligner un autre point majeur qui a cette fois-ci contribué à la disparition progressive voire la disparition presque totale des cultures des minorités ethniques.
Avant la réforme capitaliste dans le domaine de l’agriculture. Les communes populaires ont joué un rôle d’école de transmission des cultures des minorités ethniques. Comme dit plus tôt, la commune populaire a permis le développement et la prospérité dans les campagnes, et la Chine est un pays essentiellement féodal et traditionnel au moment de la révolution, ce qui fait que l’essentiel des cultures, des minorités ethniques, sont des cultures liées à des terres, souvent des terres où ils vivaient depuis plusieurs générations, et le socialisme grâce à la commune populaire, aura permi au paysans de ces régions de se développer sur leur terres ancestrales. Ce qui fait que vous pouviez avoir dans la campagne du xinjiang, une commune populaire 100% mandchou, dirigée par des paysans mandchous, et forcément, enseignant et parlant le mandchou !
Et ça avait un sens économique et social de construire des écoles à la campagne dans lesquelles on enseignait les langues régionales, parce que la commune était à majorité mandchou !
Mais si maintenant, vous privatisez toutes ces terres, que seule la famille avec les terres les plus fertiles, les plus riches, va pouvoir développer son exploitation, que les pauvres perdront leur emploi, que les usines rurales si il y en a, ferment, car elle ne fonctionnait que dans le cadre de la commune, que toutes les parcelles de terres des paysans pauvres se font racheter par les riches, vous assistez à un appauvrissement général de la population, il faut émigrer vers la ville.
Et c’est exactement ce que le gouvernement avait prévu: abandonner la campagne, briser l’alliance ouvrier-paysan, pour créer un surplus de main d’œuvre précaire qu’on va pouvoir exploiter pour pas cher en ville.
Ainsi, tout le monde s’en va, pas par plaisir, ni par nécessité ! Personne ne quitte sa maison, ses terres natales, sa famille parfois, juste par plaisir de se faire exploiter en ville ! Et du coup, il n’y a plus de raisons d’avoir des écoles dans les campagnes, alors elles ferment, où elles sont en mauvais état, et de toute façon la majorité des gens de cette minorité sont maintenant en ville.
Sauf qu’ en ville, ce ne sont pas les Mandchous qui sont majoritaires, c’est les Han, ou c’est ci ou cela, du coup ça n’aurait pas de sens pour les écoles de se mettre à enseigner le mandchou dans une ville à majorité Han. Et c’est comme ça qu’énormément de langues, de cultures, se retrouvent à disparaître, noyé dans la majorité Han.
Et cela, c’est un choix du Parti, de prendre la voie capitaliste:
Suite à la destruction des communes populaires et l’abandon de la campagne par les autorités chinoises post-maoïste, les descendants des minorités ethniques sont contraints de quitter la campagne pour rejoindre les villes. Ainsi, ils rentrent dans un milieu où il y ‘n’y aucun moyen de conserver leur culture. Ce qui a contribué en partie à la destruction progressive des cultures ethniques.
Nous avons pu évoquer plus haut comment la Chine post-maoïste a réprimé les luttes des minorités ethniques. Alors est-ce que cela est synonyme de dire qu’on doit soutenir les mouvements séparatistes des minorités ethniques ?
Notre réponse est NON ! Nous sommes des marxistes, nous ne soutiendrons pas ces mouvements séparatistes car tout simplement à l’heure actuelle, ces mouvements indépendantistes ne sont pas des forces de libération nationale ni des forces progressistes. Alors montrons le un par un :
Les indépendantistes tibétains
Le mouvement indépendantiste tibétain est principalement représenté par la soi-disant “administration centrale tibétaine”. Cette administration auto-proclamée, malgré tous les enjolivement qui auront pu êtres ajoutés pour nous le faire oublier, est en réalité l’héritière directe de l’ancienne administration théocratique tibétaine. (Il convient de souligner que cette administration féodale et esclavagiste était a l’origine de l’exploitation des paysans tibétains qui étaient réduis a l’état de serfs dans les champs appartenants aux grands propriétaires terriens et au clergé, et les a réduit en esclavage pendant une très grande partie de leur histoire.)
Néanmoins, depuis 2001, l’administration s’est “démocratisé”. L’administration a décidé de mettre en place la séparation de la religion bouddhiste de l’Etat. De plus, elle a également séparé ses trois pouvoirs. On peut dire que depuis les années 2000, l’administration tibétaine s’est largement “libéralisée” et que l’ancien régime théocratique est aujourd’hui un “régime démocratique” similaire au modèle occidental.
Cependant, il faut souligner que depuis que l’administration théocratique a été chassé de Tibet, l’ancienne administration tibétaine a continué longtemps à être financée par la CIA. Cette politique de la CIA intitulée “le programme tibétain” a été une tactique des Etats-Unis pour déstabiliser le régime communiste chinois [9]. Le journal Libération avait publié dans leur article publié le 16 septembre 1998 “Le dalaï-lama a été financé par la CIA” :
« Au total, c’est 1,7 million de dollars que le mouvement tibétain en exil recevait annuellement des services de renseignement américains, au titre de leur effort de déstabilisation des régimes communistes, en pleine guerre froide. La CIA, qui a également entraîné des guérillas tibétaines au Népal et dans le Colorado (centre-ouest des Etats-Unis), s’était longtemps refusée à dévoiler ses opérations au Tibet » [10]
De surcroît, même aujourd’hui nous pouvons trouver ce lien avec le mouvement indépendantiste tibétain et les Etats-Unis. Le 27 décembre 2020, la Tibetan Policy and Support Act reste en vigueur. La Tibetan Policy and Support Act stipule que la succession des dirigeants du bouddhisme tibétain, y compris celle du Dalaï-Lama, relève exclusivement de la décision des bouddhistes tibétains, sans aucune ingérence du gouvernement chinois. Les responsables chinois qui interviendraient dans le processus de sélection des dirigeants du bouddhisme tibétain seraient passibles de sanctions en vertu du Global Magnitsky Act, notamment d’une interdiction d’entrée sur le territoire des États-Unis.[11] Ainsi, nous voyons très clairement que cette “administration centrale tibétaine” a un manque d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis. De plus, on peut aussi noter que cette soi-disant “administration centrale TIBÉTAINE” se situe en réalité en Inde[12]. Par conséquent, cette “administration” est assez dépendante du Gouvernement indien et de leur soutien.
Arrivé à terme de cette analyse du mouvement indépendantiste tibétain, nous pouvons conclure que ce mouvement à l’heure actuelle n’est pas un mouvement de libération nationale, il ne comporte pas de caractère progressiste, il n’est qu’un mouvement qui s’incline devant les impérialistes américains et indiens que nous pouvons ranger dans la catégorie des idiots utiles qui ne sert qu’à la politique de guerre froide avec la Chine des américains et de leur alliés.
Les indépendantistes ouïghours
Le mouvement indépendantiste ouïghour est représenté par le “Gouvernement en exil du Turkestan oriental” et le Congrès mondial des Ouïghours.
Pour commencer, le Congrès mondial des Ouïghours est financé par la Fondation nationale pour la démocratie (NED) [13] qui est une “fondation privée à but non lucratif” des États-Unis, fondée en 1983 sous la présidence de Ronald Reagan. Cependant, derrière les discours officiels se cache en réalité la participation de la CIA. En effet en 1991, un des fondateurs de la NED, Allen Weinstein, explique au Washington Post que :
« bien des choses que nous [la NED] faisons maintenant, étaient faites clandestinement il y a vingt-cinq ans par la CIA » [14]
Les méthodes classiques des services secrets américains dans des opération de subversion étrangère recourent très régulièrement a des O”N”G Organisation “non” gouvernementale, qui ont en réalité tout de gouvernementale car souvent financée de près ou de loin par la cia et contrôlée de près ou de loin par la cia (quand celles cis ne sont pas directement fondées par eux). Ainsi, nous pouvons dire que ce Congrès mondial des Ouïghours est en réalité réactionnaire et participe au projet de déstabilisation de la Chine mené par l’impérialisme Yankee.
Ensuite, en ce qui concerne ce soi-disant “Gouvernement en exil du Turkestan oriental”, il convient de souligner que la déclaration de création de ce Gouvernement a été effectuée aux Etats-Unis, ce qui en réalité montre déjà indirectement leur proximité avec l’impérialisme américain. [15] Tout cela s’ajoute qu’en effet, l’ex-Premier Ministre du “Gouvernement en exil du Turkestan oriental”, Anwar Yusuf Turani, a exprimé qu’ils étaient prêts à servir le gouvernement et le Congrès des États-Unis en leur fournissant des informations sur le “Turkestan oriental”, dans le but ultime d’obtenir la reconnaissance de ce dernier. [16]
Par ailleurs, il est important de souligner l’existence du Parti islamique du Turkestan, un groupe islamiste très important dans la lutte indépendantiste Ouïghoure notamment lié à l’Al-Qaïda, se proclamant du Jihad Islamique et responsable de plusieures attaques terroristes au Xinjiang (contre des populations civiles) ayant notamment participé a l’état islamique en Syrie.
S’ ils sont considérés comme une entité terroriste à ranger aux côtés des Al-Qaïda, Daesh et autres, il n’est pas étonnant que le seul pays à les avoir retirés de leur liste des organisations terroristes sont les Etats-Unis. [17]
Celà rappelle également la politique plus générale des États-Unis vis-à-vis du jihad islamique qui aura servi encore une fois d’idiots utiles pour renverser ou déstabiliser différents gouvernements notamment au moyen orient, voir justifier des interventions armées directement sur le terrain.
Le Jihad islamique n’est pas la force la plus populaire, et elle dessert la cause des minorités ouïghours associés à des terroristes, islamistes, donnant du grain à moudre au raciste et justifiant la répression sur les minorités ouïghours dans leur ensemble.
Pour conclure notre analyse, nous pouvons désormais confirmer que le mouvement indépendantiste ouïghour n’est en réalité que des soumis de l’impérialisme américain. Il ne représente pas une force progressiste libératrice mais une force réactionnaire qui est servile face à l’impérialisme américain.
Les indépendantistes mandchous
Pour le mouvement indépendantiste mandchou, il est représenté par le “Gouvernement temporaire du Mandchoukouo”.
Rien que le nom de Mandchoukouo n’a rien d’anodin, ce n’est pas l’appellation que les mandchous font de la mandchourie, mais bien le nom de l’ex-colonie japonaise dans le nord-est de la Chine.
Ensuite, il est absolument nécessaire de souligner que ce “gouvernement” a été proclamé à Hongkong par Zhang Shaobang. De plus, le média Wen Wei Po pense que ce soi-disant “gouvernement temporaire” n’est qu’une simple micronation qui n’a aucune influence montrant ainsi la ridiculité de ce mouvement.

Il est aussi nécessaire de souligner le caractère réactionnaire de ce “gouvernement”. En effet, Zhang Shaobang lui-même est un sinophobe, il a montré à plusieurs reprises sa haine envers les chinois et son admiration envers l’Empire japonais.[18] En outre, le mouvement fait éloge de l’ancien “Gouvernement de Mandchoukouo” dirigé par Puyi et sous contrôle des fascistes japonais[19]. De surcroît, le mouvement ne se cache même pas de leur lien avec l’extrême droite japonaise. De fait, sur leur site officiel, ils ont affiché comme conseiller d’Etat un certain Tanaka Takeyuki (田中健之) qui est un membre de l’organisation d’extrême droite japonaise, la Société du Dragon noir (Kokuryūkai).[20]

Arrivé à la fin de cette analyse, nous pouvons dire avec certitude que non seulement ce mouvement est réactionnaire mais il est aussi un mouvement fasciste et qui tente de restaurer l’ancien Mandchoukouo servile aux fascistes japonais.
Les indépendantistes mongols
Passons au mouvement indépendantiste mongol. Il faut avant tout expliquer que le mouvement indépendantiste mongol est en réalité un mouvement qui lutte pour l’indépendance de la Mongolie intérieure ( ou de la “Mongolie du Sud”). Ce mouvement est essentiellement représenté par le Parti du peuple de Mongolie-Intérieure.
Tout d’abord, ce parti s’inspire du nom du Parti révolutionnaire du peuple de Mongolie-Intérieure, un parti communiste, fondé en 1925 puis dissous en 1947.[21] [22] Cependant, il faut souligner que malgré l’inspiration du nom, le Parti a totalement ignoré la raison de la dissolution du Parti révolutionnaire du peuple de Mongolie-Intérieure. En effet, le Parti a été dissous par la Troisième Internationale car le Parti s’est engagé dans un pan-mongolisme. La Troisième Internationale s’est très justement rendu compte que le pan-mongolisme pourrait être utilisé par les fascistes japonais pour déstabiliser la Chine et aider à leur invasion.[23] Néanmoins, le Parti du peuple de Mongolie-Intérieure ignore complètement ce point. Pourtant, nous pouvons constater que les inquiétudes exprimées à l’époque par la Troisième Internationale se sont aujourd’hui trouvées confirmées. En effet, le Parti du peuple de Mongolie-Intérieure se montre assez proche de l’extrême droite japonais. Le Parti a notamment invité des membres de la droite japonaise lors de leur cérémonie commémorative du centenaire de la fondation du Parti du peuple de Mongolie-Intérieure. De plus, ils ont également invité Sayaka Shioiri, une membre du parti d’extrême droite japonaise, Senseito. En outre, lors de cette cérémonie, nous pouvons également voir que ce mouvement affiche des drapeaux des puissances impérialistes pro-Américain et même le drapeau des États-Unis[24].


De surcroît, ce parti a aussi des liens avec le Parti de l’Union libérale mongole, un parti pan-mongolisme et sinophobe. De fait, sur le site du Parti de l’Union libérale mongole, le site du Parti du peuple de Mongolie-Intérieure est fièrement affiché comme des “Liens associés” montrant ainsi la proximité de ces deux mouvements.[25]

Ainsi, nous avons pu montrer que ce mouvement est profondément réactionnaire. Le Parti du peuple de Mongolie-Intérieure s’est montré proche de l’extrême droite japonais et mongol. De plus, nous pouvons voir que ce parti se montre assez proche des puissances impérialistes dirigées par les Etats-Unis. Par conséquent, nous pouvons déduire que ce parti ne défendrait certainement pas l’intérêt du peuple mongol vivant dans la région de la Mongolie-Intérieure. Une fois arrivé au pouvoir, ce Parti deviendrait probablement des lèches-bottes de l’impérialisme Yankee. Ainsi, le mouvement indépendantiste mongol comme les autres mouvements indépendantistes ne représente pas une force progressiste qui amènerait le peuple mongol vers la libération.
Bon, nous avons pu montrer que ces mouvements séparatistes n’ont pas de caractère progressiste mais pire que cela, ils représentent des forces réactionnaires qu’on doit s’opposer. Ils ne sont pas des forces auxquelles les minorités ethniques peuvent compter.
Un autre point important qui ne concerne pas uniquement les minorités ethniques mais plus largement, les opposants au régime xiiste. Il est indiqué que :
Article 63. Les organisations et les individus situés en dehors du territoire de la République populaire de Chine qui commettent, à l’encontre de la République populaire de Chine, des actes portant atteinte à l’unité et au progrès entre les nationalités ou visant à provoquer la division ethnique engagent leur responsabilité juridique conformément à la loi. [26]
Ainsi, cet article insiste sur le fait qu’il y aura des répressions transnationales qui effectuera sur tous les militants qui saboteraient l’unité de la “Nation chinoise”. Nous savons tous que cette accusation n’est pas uniquement réservée aux séparatistes régionales et aux militants anti-communistes mais également à nos camarades maoïstes. Par conséquent, il est absolument nécessaire qu’en tant que militant marxiste, nous devons s’opposer à cette loi.
Pour conclure, en tant que marxiste, nous devons nous opposer à cette loi raciste et nationaliste. Parallèlement à cela nous devons soutenir la lutte justifiée des minorités ethniques contre la politique raciste du Gouvernement chinois. Cependant, comme nous l’avons pu insister plus haut, cela n’équivaut pas à soutenir les mouvements séparatistes qui ne sont pas progressistes voire même pas combatifs. Nous sommes convaincus que les droits des minorités ethniques seront obtenus par la lutte armée de tous les peuples chinois qu’il soit han ou issu des minorités ethniques. Cette lutte et la victoire de cette lutte ne sera possible que sous la direction d’un nouveau Parti Communiste Chinois qui unira les peuples chinois dans un objectif commun : le renversement et la destruction du social-impérialisme chinois.
À bas le social-impérialisme chinois !
Vers la reconstruction du Parti Communiste Chinois !
Vive la lutte justifiée des minorités ethniques !
Non à la loi d’unité et du progrès ethniques !
Sources
[1] Darren Byler. (2022). Terror Capitalism : Uyghur dispossession and masculinity in a Chinese city. Duke University Press.
[2] 新疆哲学社会科学网. (2009, 22 octobre). 乌鲁木齐“7•5”事件主要特点及其引发的意识形态几点思考. https://web.archive.org/web/20140525203424/http://www.xjass.com/zxdt/content/2009-10/22/content_113270.htm
[3] Rémi Castets. (2003). Le mal-être des ouïghours du Xinjiang. Perspectives Chinoises, 34‑48.
[4] Rongxing Guo. (2015). China’s Spatial (Dis)integration : Political Economy of the Interethnic Unrest in Xinjiang. Elsevier Ltd.
[5] 乌鲁木齐市公共场所禁止穿戴蒙面罩袍的规定. (s. d.). Baidu百科. https://baike.baidu.com/item/%E4%B9%8C%E9%B2%81%E6%9C%A8%E9%BD%90%E5%B8%82%E5%85%AC%E5%85%B1%E5%9C%BA%E6%89%80%E7%A6%81%E6%AD%A2%E7%A9%BF%E6%88%B4%E8%92%99%E9%9D%A2%E7%BD%A9%E8%A2%8D%E7%9A%84%E8%A7%84%E5%AE%9A/16604299
[6] 刘仲康, 韩中义, & 古丽夏. (2000). 关于正确认识和处理新形势下新疆民族问题的调查报告. 马克思主义与现实.
[7] Nicolas Becquelin. (2000). Xinjiang in the Nineties. The China Journal.
[8] 李晓霞. (s. d.). 新疆少数民族产业工人队伍发展及现状分析. Peking University.
[9] 维基媒体项目贡献者. (2026, 1 juillet). 藏人行政中央. 维基百科,自由的百科全书. https://zh.wikipedia.org/zh-cn/%E8%97%8F%E4%BA%BA%E8%A1%8C%E6%94%BF%E4%B8%AD%E5%A4%AE
[10] Le Dalaï- Lama a été financé par la CIA. (1998). Libération. https://www.liberation.fr/planete/1998/09/16/le-dalai-lama-a-ete-finance-par-la-cia_245939/
[11] 维基媒体项目贡献者. (2024, novembre 30). 西藏政策及支援法. 维基百科,自由的百科全书. https://zh.wikipedia.org/zh-cn/%E8%A5%BF%E8%97%8F%E6%94%BF%E7%AD%96%E5%8F%8A%E6%94%AF%E6%8F%B4%E6%B3%95
[12] Wikipedia contributors. (2026, 7 mai). India–Tibet relations. Wikipedia. https://en.wikipedia.org/wiki/India%E2%80%93Tibet_relations
[13] China (Xinjiang/East Turkistan) | National Endowment for Democracy. (s. d.). https://web.archive.org/web/20150702071322/http://www.ned.org/where-we-work/asia/china-xinjiang/east-turkistan
[14] Gerald Sussman. (s. d.). Branding Democracy : US Regime Change in Post-Soviet Eastern Europe. Google Books. https://books.google.fr/books?id=CgRN-bvT1qwC&pg=PA45&lpg=PA45#v=onepage&q&f=false
[15] 维基媒体项目贡献者. (2026a, mai 23). 東突厥斯坦共和國流亡政府. https://zh.wikipedia.org/zh-cn/%E6%9D%B1%E7%AA%81%E5%8E%A5%E6%96%AF%E5%9D%A6%E5%85%B1%E5%92%8C%E5%9C%8B%E6%B5%81%E4%BA%A1%E6%94%BF%E5%BA%9C
[16] 美国之音. (2004, 25 novembre). 东土耳其斯坦在美成立流亡国会. 美国之音. https://www.voachinese.com/a/a-21-a-2004-11-25-4-1-63362502/990421.html
[17] Parti islamique du Turkestan. (2026, 22 janvier). Wikipédia. https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_islamique_du_Turkestan
[18]【新聞人物】搞出「滿洲國政府」 巴士站助理自任主席. (2018, 6 novembre). 文匯報. https://web.archive.org/web/20200403161518/http://paper.wenweipo.com/2018/11/06/HK1811060003.htm
[19] 满洲国政府. (s. d.-b). https://www.manchustate.org/manchuhistory.php
[20] 满洲国政府. (s. d.-b). https://www.manchustate.org/consultant.php
[21] 海外内蒙古分裂组织概览. (s. d.). Southern Mongolian Human Rights Information Center. https://www.smhric.org/news_39.htm
[22] Contributeurs aux projets Wikimedia. (2024, 24 novembre). Parti révolutionnaire du peuple de Mongolie-Intérieure. https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_r%C3%A9volutionnaire_du_peuple_de_Mongolie-Int%C3%A9rieure
[23] 内蒙古人民革命党始末—包头新闻网—包头日报社主办. (s. d.). https://web.archive.org/web/20120110135013/http://www.baotounews.com.cn/content/2008-09/18/content_1763.htm
[24] 内蒙古人民党成立100周年纪念大会在日本国会大厦隆重举行. (s. d.). Southern Mongolian Human Rights Information Center. https://www.smhric.org/Chinese-621.htm
[25] 蒙古自由联盟党. (s. d.). https://www.lupm.org/chinese/index.htm
[26] 新华网. (2026, 13 mars). 中华人民共和国民族团结进步促进法. 中华人民共和国司法部. https://www.moj.gov.cn/pub/sfbgw/zwgkztzl/2026nianzhuanti/2026qglh0206/lhjj20260206/lhjjyw20260206/202603/t20260313_532735.html

