Reconstruction du Parti Communiste et la question de la violence

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Auteur : Koba FTP

À notre grand bonheur, nous voyons que la discussion à gauche autour de la nécessité de la reconstitution du Parti Communiste progresse. La nécessité d’une véritable renaissance et du retour des communistes en France est enfin mise sur la table !

Nous avons vu la scission de la Jeunesse Communiste Indépendante (JCI) montrant l’état avancé de décomposition dans lequel le Mouvement de Jeunes Communistes de France (MJCF) se trouve. Nous avons par ailleurs vu l’accroissement en popularité des groupuscules marxiste-léniniste et le retour d’une possibilité communiste à gauche autre que l’habituel trotskysme oscillant entre gauchisme et opportunisme.

Cette discussion qui a lieu est sans aucun doute un signe de progrès mais elle omet trop souvent un point crucial.

En effet vous avez lu le titre il y a une question qui est trop souvent reléguée au second plan soit comme trop lointaine soit comme impensable et même à rejeter au plus vite: la question de la violence.

Nous invitons les potentiels camarades de la France Insoumise (FI) ou autres qui pratiquent le réformisme mais comprennent les limites de cette méthode.

La fameuse rupture, que nous vend la France Insoumise et les petits partis « révolutionnaires » trotskistes desquels d’ailleurs Jean Luc Mélenchon provient, doit être la rupture entre la vieille société oppressive, réactionnaire, capitaliste, bourgeoise et la nouvelle société libératrice, progressiste, socialiste que les classes révolutionnaires doivent inaugurer par cette lutte politique que nous menons tous.

 Si cette « rupture » est autre chose que la rupture totale avec l’ancien système, elle n’est destinée qu’à retourner au même point : de la réaction du capitalisme et du fascisme qui est “la bête immonde qui sort inévitablement du ventre de la société bourgeoise” comme disait Brecht.

Ce que celà veut dire? La réponse est évidente, comme le disaient les communistes à l’époque : que la social-démocratie est objectivement l’aile gauche du fascisme.

La rupture ne peut être que totale, sinon elle n’en est pas une. 

De là, on se revendique révolutionnaire , on veut faire la révolution. C’est le prérequis absolu des communistes que de faire la révolution. C’est l’obligation de tous les militants d’être révolutionnaires.

Alors nous voulons poser la question de : comment être révolutionnaire ? Quelles sont les méthodes concrètes pour atteindre cette société autrement dit comment faire la révolution?     Si jusqu’ici à peu près tout militant progressiste un minimum sérieux est d’accord, le débat se pose sur le comment.

Le changement de société pose la question du pouvoir, on ne changera rien sans avoir le pouvoir, on ne peut prendre aucune mesure, aucun changement ni même réforme sans détenir le pouvoir. Dire le contraire serait une idiotie complète, la question du changement c’est en premier temps la question de la prise du pouvoir. L’un des premier rappel à effectuer c’est qu’est ce qu’est le pouvoir ? Le pouvoir est le monopole sur la violence, un rapport de force. Un animal plus fort qu’un autre détient le pouvoir, un état plus fort qu’un autre détient le pouvoir, l’armé face au désarmé détient le pouvoir. En résumé, le monde fonctionne avec des rapports de force et nous devons faire avec ce fait.

Alors comment voulez-vous enfin prendre le pouvoir sans pouvoir répondre à ce rapport de force concret et pas à un idéal de militantisme non-violent gandhiste ou même à un rapport de force imaginaire hors du temps relatif à ce qu’on aurait comme idée de l’état ou des forces oppositionnelles ? C’est le rapport de force auquel nous avons affaire que nous devons surpasser, et les forces de l’adversaires elles, elles sont dans l’état, dans la superstructure de la société, et elles sont armées ! C’est la police, l’armée, les milices et autres bataillons fascistes légaux ou illégaux. C’est à ce rapport de force que nous devons répondre. Tout le rôle du Parti Communiste c’est en réalité de construire ce rapport de force avec pour objectif court terme la prise du pouvoir!

A la fin tout est toujours question de rapport de force, même un projet social démocratique comme au Chili ne peut pas espérer l’emporter sans avoir un véritable rapport de force avec le camp qu’il tente d’abattre, c’est aussi simple que ça.

Ce que nous voulons apporter à la discussion ce n’est pas comment construire le Parti dans son ensemble, cette question est bien trop large et sera discutée dans la pratique par les camarades, elle est déjà discutée, nous laissons faire ces discussions. Nous, nous voulons pointer du doigt avec beaucoup d’insistance un point et pas des moindres de la construction de ce parti c’est-à-dire de la construction de ce rapport de force: la violence révolutionnaire.

Plus aucun parti politique en France ne parle de la violence révolutionnaire. Plus aucun travail pas même théorique n’est avancé sur la violence révolutionnaire par les partis de gauche, pas même les trotskistes qui aiment pourtant tant mettre ce mot partout dans leur noms.

Mais en tant que communistes maoïstes, notre camp politique a théorisé la question depuis plusieurs années et en réalité si on remonte mêmes au textes les plus basiques de la théorie révolutionnaire marxiste dont tous ces partis se réclament de près ou de loin, on voit que ce n’est même pas une nouveauté des « gonzaloïstes fous » comme beaucoup trop à gauche aiment appeler ceux qui osent poser cette question dérangeante.

Le constat est clair : La question de la violence est aujourd’hui l’indicateur principal qui différencie les réformistes des révolutionnaires ! Et la reconstruction du Parti à venir se doit absolument de poser la question de la violence révolutionnaire.

« Mais nous les trotskistes nous répondons à la question de la violence: nous sommes pour la révolution violente!  » Ah bon? Où sont donc les révolutions trotskistes alors? Où sont donc les tentatives concrètes de prise du pouvoir dans le monde par des partis trotskistes?

Nous prenons l’exemple du trotskisme mais c’est applicable à tous les réformistes: il ne suffit pas de répondre non sur les plateaux télé quand les médias de la bourgeoisie vous demandent de condamner la juste violence des gilets jaunes ou d’autres mouvement, il faut y répondre concrètement dans la pratique. 

Et que nous répondent les partis « révolutionnaires » face à cette question de la prise du pouvoir? Grève générale, insurrection générale, révolution permanente. 

La réponse des Marxistes-Léninistes-Maoïstes: une vaste blague ! Qu’est ce qu’est la stratégie de la grève générale si ce n’est un beau mythe que les anarcho-syndicalistes ont maintes fois prouvé faux. Qu’est ce que la stratégie de l’insurrection générale si ce n’est qu’une interprétation idéaliste de la révolution d’octobre appliquée mécaniquement au monde entier? Qu’est ce que la révolution permanente si ce n’est qu’une prophétie bien belle mais irréalisable?

Nous aussi nous sommes pour la révolution permanente, l’embrasement simultané de tous le pays du monde, la grève générale et la révolution spontanée des gentils ouvriers qui reprendrait le pouvoir de la méchante bourgeoisie ou l’insurrection magique de tout un pays de manière parfaitement organisée simplement en donnant des tracts en posant des affiches et en participant aux prochaines élections !

Simplement c’est impossible, et d’ailleurs aucun de ces partis ni en France ni à l’internationale n’a jamais ne serait-ce que tenté de mettre ces mots d’ordres en pratique. La vérité, la seule réponse valable à la question de la violence c’est l’organisation armée du parti, la branche armée de la révolution. Ce n’est qu’avec un long travail de préparation à l’avance pour gagner le cœur des masses mais aussi pour préparer le rapport de force violent que nous pouvons répondre à la question de la prise du pouvoir ! Ce qu’on veut dire en clair c’est qu’à un moment donné il va falloir poser la question de comment est ce qu’on s’organise militairement parlant !

Parce que de la violence, même si vous êtes un gandhiste mental pacifiste réformiste “je condamne toute forme de violence indépendamment du contexte” blablabla… y aura quand même toujours de la violence et il y aura toujours de la résistance parce que tendre l’autre joue c’est mignon mais ça ne marche pas. Ce que nous devons apporter en plus de cette violence déjà existante c’est l’organisation! Organiser la violence, la coordonner, lui donner un but stratégique clairement défini, une direction centralisée pour pouvoir diriger des opérations de manière planifiée!

On pourrait faire comme les spontanéistes et attendre gentiment que les choses se fassent toutes seules, au nom de la “pureté révolutionnaire du prolétariat”. Mais premièrement, le prolétariat en France n’est pas celui de l’Allemagne des années 1930. Il faut aussi se défaire de cette idée qui consiste à imaginer le prolétariat comme une entité figée, universelle, identique partout, avec les mêmes intérêts dans tous les pays, correspondant à l’image idéalisée du travailleur du début du XXe siècle dans les pays européens industrialisés. Ce n’est pas le cas. Ensuite, si l’on mise uniquement sur la spontanéité, le Parti est réduit à l’attentisme : il se contente d’attendre que le prolétariat fasse le travail par lui-même, pour ensuite seulement l’organiser en bataillons armés une fois qu’il s’est déjà insurgé alors même que l’insurrection de type révolte spartakiste est aujourd’hui largement anachronique. C’est une stratégie anti-léniniste, anti-marxiste, qui ne fonctionne pas. Rosa Luxembourg avec toute sa bonne foi et son ardeur révolutionnaire a prouvé l’infaisabilité  de sa stratégie.

Une insurrection, ça se prépare, c’est un processus long, une guerre de basse intensité, à former et éduquer les gens à faire de la propagande, à infiltrer tous les domaines de la société afin d’avoir les masses de notre côté, que la direction du Parti soit totale: dans la culture, dans la vie quotidienne, dans la lutte sur le lieu de travail (cellules d’entreprises et autres organisation de masses), préparer les armes, aiguiser le couteaux, apprendre les différentes tactiques de luttes dans la pratique puis petit à petit lancer les premières actions violentes, prendre le pouvoir là où c’est possible, développer la puissance du Parti jusqu’au point de basculement final que sera la révolution !

Le travail du Parti est toujours un processus prolongé, et avec la répression moderne, le niveau d’organisation requise,de mesures sécuritaires à prendre face à la répression de l’État ou de toutes autres forces réactionnaires doit être encore plus élevé.

La question de la violence a fait l’objet d’une grande partie du travail théorique du maoïsme à travers la guerre populaire prolongée en Chine, le président Mao a pratiqué et théorisé la violence révolutionnaire avec une justesse remarquable.

Le Parti Communiste du Pérou (PCP) et son président Abimael Guzman auront su synthétiser cette expérience chinoise et à en extraire les apprentissages universels: comment appliquer la guerre populaire dans chaque pays, et pour se débarrasser d’une idée reçue au plus vite, la guerre populaire n’est pas simplement la guerre de guérilla à la chinoise ou à la vietnamienne mais bien une guerre du peuple qui s’adapte aux réalités concrètes de chaque pays.

Cette question de la violence a déjà  été théorisée par Engels à l’époque qui comme le disait Lénine dressait « un véritable panégyrique de la révolution violente. » :

« … Que la violence joue encore dans l’histoire un autre rôle [que celui d’être source du mal], un rôle révolutionnaire; que, selon les paroles de Marx, elle soit l’accoucheuse de toute vieille société qui en porte une nouvelle dans ses flancs ; qu’elle soit l’instrument grâce auquel le mouvement social l’emporte et met en pièces des formes politiques figées et mortes — de cela, pas un mot chez M. Dühring. C’est dans les soupirs et les gémissements qu’il admet que la violence soit peut-être nécessaire pour renverser le régime économique d’exploitation, — par malheur ! Car tout emploi de la violence démoralise celui qui l’emploie. Et dire qu’on affirme cela en présence du haut essor moral et intellectuel qui a été la conséquence de toute révolution victorieuse ! Dire qu’on affirme cela en Allemagne où un heurt violent, qui peut même être imposé au peuple, aurait tout au moins l’avantage d’extirper la servilité qui, à la suite de l’humiliation de la Guerre de Trente ans, a pénétré la conscience nationale ! Dire que cette mentalité de prédicateur sans élan, sans saveur et sans force à la prétention de s’imposer au parti le plus révolutionnaire que connaisse l’histoire ! » [1]

Et cette révolution violente a été abandonnée.

On vois la France Insoumise, la mobilisation qu’elle soulève, tout son support, leurs militants qui espèrent la rupture tant promise, on voit les tendances chez les communistes à se ranger derrière la FI, mais cette politique ne peut mener au mieux qu’à la rupture la plus molle et insignifiante, réversible à tout moment, au pire à la simple traîtrise à laquelle la social démocratie nous a tant habitué.

Nous comprenons les Insoumis et les communistes qui se réjouissent à l’idée de Mélenchon président, il serait de mauvaise foi de dire que les prolétaires ne gagneraient rien à une présidence social démocrate, peut être que la vie sera relativement plus simple pour un moment, dans les étroites mesures d’un programme réformiste. Mais la social-démocratie ne peut rien offrir de plus que le capitalisme et l’impérialisme teinté de rose. Mais qu’attendre d’autre d’un élève du mitterrandisme?

Un trotskiste passé au parti socialiste considérant toujours le criminel et l’assassin qu’était Mitterrand comme un exemple ! Le parti socialiste lui aussi parlait de rupture ! Du dépassement du marxisme « rabougri » comme dirait le vieux! Et là aussi il était supporté par le parti communiste qui aura perdu toute sa base au fil d’années de déviation révisionniste car lui aussi finalement il n’incarnait pas grand chose de mieux que cette pseudo gauche de « rupture ».

L’élève du mitterrandisme, ayant baigné toute sa vie dans les milieux opportunistes bureaucratiques du Parti Socialiste (PS) nous parle de rupture, on dirait que rien n’a changé.

Nous sommes le 19 février au moment où nous écrivons, si vous lisez cet article plus tard il faut rappeler que récemment une bataille a eu lieu à Lyon entre des Néo-nazis ayant préparé une attaque aux alentours de la conférence de l’eurodéputée Rima Hassan, la bataille s’est terminée par la mort d’un jeunes nazi d’une vingtaine d’année qui mouru suite de ses blessures.

Les Antifa présents  ont instantanément été bâchés par les médias et toute la bourgeoisie s’est empressée de répandre son venin pour expliquer comment « l’extrême gauche est violente » quand bien même nous avons eu affaire à une attaque de fasciste mais passons…

Face aux évènements Jean Luc Mélenchon nous a fait l’exposé de la pensée de FI sur la question de la violence:

« …j’ai dit des dizaines de fois, que nous étions hostiles et opposés à la violence. J’ai dit autant de fois que la non-violence était un choix fondamental, philosophique, pour une raison: c’est que la violence rabougrit nos mouvements. C’est-à-dire que quand la violence est là, alors la peur contamine, gagne et on a d’une part des actes motivés par la peur et de l’autre côté des méfiances, des mises à distance de tous ceux que tout ça intimide et qui n’ont aucune idée de participer à ça  » [2]

Alors la violence rabougrit nos mouvements ? On voit l’amour que le vieux porte à ce mot, il l’utilise souvent quand il faut faire preuve de révisionnisme et d’opportunisme bas du front, mais n’est-ce pas plutôt là un aveu de ce qu’est la social démocratie ? De ce qu’est l’électoralisme ? La guerre révolutionnaire menée par le peuple vietnamien a-t-elle rabougri le mouvement révolutionnaire ? La mobilisation générale du peuple chinois face à la colonisation japonaise puis face au fascisme du Kuomintang a-t-elle rabougri le mouvement révolutionnaire ? La révolution d’octobre, l’une des guerre civiles les plus meurtrières de l’histoire, a-t-elle rabougri le mouvement ? La résistance française a-t-elle rabougri le Parti Communiste ?  

Osez dire non seulement. 

Osez prononcer cette insulte, ce crachat à la figure des communistes ayant donné leur vie pour la cause.

Par contre nous connaissons l’histoire et la bureaucratisation, l’électoralisme, la social démocratie, l’abandon progressif du marxisme se glissant discrètement hors du lit comme pour ne pas réveiller le prolétariat français dorénavant orphelin de son parti de classe, ça oui ça a « rabougri » le mouvement, ça l’a détruit.

Mais il ne s’arrête pas là:

« …La violence enfin a fait la preuve partout où elle a été appliquée de son inutilité. Mesdames, messieurs, mes camarades sont morts au Chili sous la torture, sous les coups! Et le tyran est mort dans son lit. Alors tous les sacrifices qui ont été consentis par les camarades, leurs morts, leur martyre, tout cela était vain? non puisque nous continuons la lutte. Mais c’est clair que ce n’est pas la bonne tactique pour nous que celle-là. La bonne tactique, c’est celle qui sans cesse ramène plus de monde au combat qui l’amène à l’action consciente, éduquée  » [2]

Nous avons affaire ici à un cas d’école de l’opportunisme et de ses mensonges, comme trop souvent avec les révisionnistes, chaque accusation est un aveu: Partout où elle a été appliquée, le réformisme a prouvé son inutilité !

Vos camarades sont morts au Chili ? Paix à leur âme, ce n’est pas à cause de la violence mais à cause de vous les réformistes ! 

Le Chili c’est l’exemple parfait d’a quoi la non violence aboutit ultimement, quand l’on pense que la révolution se fait par les urnes et non par la rue, vous vous retrouvez avec un président élu, des révolutionnaires pacifiste, un prolétariat désarmé, et quand les tanks arrivent, quand Pinochet prends le pouvoir, instaure le fascisme et que Salvador Allende, ce grand exemple de la non violence préfère utiliser l’AK-47 que les marxistes cubains violents et rabougris lui avaient offerte en cadeau pour se tirer une balle dans la tête plutôt que pour lancer la riposte, oui à ce moment là les quelques militants restant se rendirent compte in extremis qu’il fallait se défendre, qu’il fallait aussi lutter par les armes et pas que par les mots, mai il est déjà trop tard, quand le fascisme c’est installé.

Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre le pire, d’attendre le FASCISME et les milliers de morts avant de penser à se défendre! Nous ne voulons pas être les victimes de l’histoire! Nous ne voulons pas être retenus comme les martyrs de la paix! Nous voulons rendre coup pour coup! Nous voulons inverser le rapport de force! Nous voulons que les opprimés arrêtent d’avoir peur et que dans les rues de Lyon, ce soit les réactionnaires qui aient peur de militer parce que là et seulement là ça voudra dire que le rapport de force a basculé à gauche et que plus aucun réactionnaire n’osera tenter d’imposer son oppression!

Voilà ce qui nous attend en France aussi si nous ne posons pas la question de la violence révolutionnaire lors de la construction de ce nouveau Parti Communiste, nous finirons désarmé, pris au piège, désorganisé et facilement brisable comme le furent nos homologues Chiliens. À la place, la France Insoumise nous propose l’action consciente et éduquée, de merveilleux mots pour vous dire de ne pas crier trop fort quand le capitalisme vous violente, à ne pas vous rebeller quand on vous oppresse. C’est ça ce que propose Mélenchon à la place : « l’action consciente et éduquée »

L’action consciente et éduquée c’est tendre l’autre joue ! C’est ce que les réformistes demandent encore et encore depuis plus de 100 ans, c’est ce que son modèle a fait avec le tournant de la rigueur !

Mitterrand est arrivé au pouvoir poussé à gauche par le PC rempli de promesse, avec un programme allant bien au delà des miettes proposées par la FI car oui parlons franc: Ce sont des miettes ce que propose la France Insoumise comparée à la colossale montagne que les révolutionnaires doivent gravir pour sauver l’internationale de la barbarie ! 

Le Parti Socialiste de Mitterrand avec ce programme à gauche de la France insoumise comptait lui aussi changer la France.  Qu’a il fait ? il a continué la politique habituelle de la bourgeoisie, il a fait le néolibéralisme, le tournant de la rigueur, la FrançAfrique, l’impérialisme le plus criminel et le plus violent ! Il a assassiné Thomas Sankara, chef de la révolution Burkinabè !

Et nous voyons une nouvelle génération de communiste qui se dit vouloir reconstruire le glorieux Parti « d’antan » essayer de nous convaincre que cette fois-ci ça va être différent, que cette fois-ci ça va fonctionner ! Jean Luc Mélenchon lui a la foi, il peut le faire, il a les moyens, ce n’est pas un simple politicien comme les autres! 

Mais quel Parti Communiste veulent-ils reconstruire ? Celui des résistants, du colonel Fabien, de la glorieuse guerre de résistance antifasciste, des grandes grèves des années 30 et de la sécurité sociale ? Ou le parti sclérosé, bureaucratisé, révisionniste de Georges Marchais , constamment derrière le PS, qui décidera d‘abandonner toute mention au marxisme-léninisme en 79?

Nous ne doutons pas de la bonne volonté de beaucoup de ces militants, mais vous ne pourrez pas répéter indéfiniment les mêmes erreurs en boucle, nous avons expérimenté le révisionnisme, l’eurocommunisme, le « communisme de gouvernement » républicain et patriote et la déviation trouvant tout les jours de nouveaux moyens de nous décevoir plus encore que la veille. La reconstruction de ce Parti devra se faire sur le Marxisme-Léninisme-Maoïsme, ou il ne fera que répéter les mêmes erreurs encore et encore !

VERS LA RECONSTRUCTION DU PARTI COMMUNISTE !

VIVE LE MARXISME LÉNINISME MAOÏSME !

VIVE LE COMMUNISME !

Notes

[1] Anti-Dühring, p. 193 du 3 e édit. Allemand, fin du chapitre IV, 2 e partie.

[2] https://x.com/JLMelenchon/status/2023083388165304452?s=20