Soutien aux ouvriers de Yilisheng : ils ont raison de se révolter !

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Dernière nouvelle : Suite aux décisions du patronat et de la collaboration de l’État dans la répression des grévistes. la grève de Yilisheng prend malheureusement sa fin le 12 suite au 8 jours de grève….

Auteur: Dao Chongyuan

Le 4 décembre 2025, une grève de milliers d’ ouvriers s’éclate à Shenzhen dans l’entreprise Yilisheng. Cette grève s’est montrée particulièrement remarquable car elle a une ampleur sans précédent qui pourrait être comparé à celle de Foxconn (fin 2022) et suscite l’attention de la société chinoise : l’information s’est largement tournée sur Internet et a eu un très gros succès auprès des internautes chinois. En tant qu’un collectif maoïste, nous sommes convaincus de la nécessité de parler de cette actualité auprès des camarades français et d’apporter notre soutien depuis la France aux grévistes ! Ainsi nous allons expliquer le déroulement de cette grève du 3 décembre au 12 décembre ( le jour où notre équipe de rédaction a initié cet article ). 

Contexte et la préparation de la grève

Yilisheng est une entreprise électronique spécialisée dans les produits audio et électroniques. L’entreprise possède des usines à Huizhou, Jiangxi et même au Vietnam. A son apogée, l’entreprise comptait plus de 10 mille employées. Néanmoins, l’entreprise envisage à se délocaliser vers le Vietnam afin d’avoir de la main d’oeuvre moins cher dû au ralentissement économique de ces dernières années.

Depuis octobre 2025, les bourgeois ont pris 2 décisions:

  • Suppression d’heures supplémentaires
  • Transférer les machines

La première décision est moins évidente si nous ne savons pas ce qui se cache derrière cette suppression d’heures supplémentaires.  En effet, cette suppression d’heures supplémentaires est accompagnée de la diminution des salaires. En ajoutant que la suppression d’heures supplémentaires n’est pas accompagnée de la diminution de quantité de travail. Cela signifie que les ouvriers doivent avoir une quantité de production de 10 heures en travaillant 8 heures !

Par ailleurs, il est également important de souligner la complicité de l’Etat bourgeois chinois dans cette esclavage moderne. De fait, le Parti “Communiste” Chinois et le Gouvernement “populaire” sont les plus grands soutiens de la bourgeoisie. Le Gouvernement en diminuant le salaire minimum force les ouvriers à travailler en heures supplémentaires ! Les ouvriers sont alors contraints de travailler 6 jours minimum par semaine et minimum 12 heures par jour, une situation malheureusement si commune qu’elle a donnée naissance à une nouvelle expression en chinois “九九六” signifiant littéralement 996, commencé à 9 heures, terminé à 9 heures du soir et ce 6 jours par semaines. De plus, les bourgeois ont décidé sous prétexte de “soustraire le temps de la pause déjeuner du temps de travail” de ne pas compter 1 à 2 heures, augmentant ainsi le temps réel de travail . La suppression d’heures supplémentaires est en réalité la violation du droit de survivre et de nourrir la famille des ouvriers ! Ils ont déjà un salaire assez modeste ( environ 2000 yuans/ mois ) qui est loin de correspondre aux normes de salaire moyen des villes de première catégorie comme Shenzhen ( 2750 yuans/ mois ) . On peut se demander pourquoi les bourgeois de Yilisheng ont décidé de faire ceci ? La réponse est très simple : les bourgeois ne veulent pas payer l’indemnité pour la délocalisation ! Par conséquent, ils obligent indirectement les ouvriers à quitter l’entreprise pour ne pas payer cette indemnité. Ce phénomène n’est pas un cas isolé, tous les bourgeois du monde entier sont ainsi : quand ils ont besoin des ouvriers, ils obligent les ouvriers à faire des heures de travails supplémentaires et exploitent leurs plus-values; quand ils veulent se délocaliser pour exploiter de la main d’oeuvre moins cher, ils obligent les ouvriers à quitter l’entreprise ! 

A ce moment-là, il ne reste que 2000 ouvriers dont une majorité qui a travaillé plus de 10 ans dans cette entreprise. Ils ont donné leur jeunesse à l’entreprise mais qu’est ce que les bourgeois leur ont donné en échange ? La perte de leur travail ! Ils sont déjà dans une situation très difficile, ils doivent trouver un nouveau travail et en plus de ça, les bourgeois refusent de leur payer l’indemnité! Les ouvriers de Yilisheng sont par conséquent convaincus de faire la grève : ils n’ont plus rien à perdre ! Les ouvriers ont décidé de s’organiser dans des groupes Wechat pour préparer les actions. La tension est sur le point d’éclater !

Négociations et la répression de l’alliance Etat-bourgeoisie

Le 3 décembre 2025, les bourgeois ont publié Une lettre aux collègues de Yi Lisheng qui indique deux décisions : (1) Continuer à supprimer les heures supplémentaires, au moins jusqu’en mars de l’année prochaine; (2) Accorder une “indemnité” de 200 à 300 yuans pour les frais de vie aux employés qui ne font pas d’heures supplémentaires.

La combativité des travailleurs est très importante pour ne pas se laisser avoir par les miettes proposée de la bourgeoisie. La ligne rouge dans ce contexte consiste a rester en lutte à faie la grève jusqu’au bout pour obtenir les revendication, la ligne noire consiste à se contenter des miettes offertes par la bourgeoisie. Cette lutte entre ligne noire et ligne rouge peut être généralisée à l’ensemble du mouvement progressiste que ce soit en Chine ou en France. Nous voyons toujours à la CGT, au PCF et dans d’autres instances supposément ouvrière des réformistes qui veulent toujours arrêter la lutte pour accepter les demandes de la bourgeoisie même quand les travailleurs sont dans la rue.

Le fait que les travailleurs de Yilisheng ne cèdent a rien montre leur combativité a toute épreuve et tout les travailleurs et chine et en france doivent prendre exemple sur ce comportement dans les futures luttes pour le socialisme et le progrès!

Revenons à nos moutons:

Ces décisions sont clairement une autre méthode des bourgeois afin de contraindre les ouvriers à quitter l’entreprise. De surcroît, l’entreprise a déjà transféré les ¼ de ses machines. Les leaders ouvriers ont vu clairement qu’il est nécessaire de lancer une grève toute suite, le moment est venu ! La nuit du 3 décembre, tous les ouvriers ont reçu l’information d’organiser une grève le lendemain via des groupes Wechat (=WhatsApp chinois, surveillé par l’État donc très dangereux d’organiser la grève là). 

En France on pourrait se demander pourquoi les ouvriers organisent une grève sur des groupes Wechat au lieu d’organiser ça avec le syndicat comme on peut le faire avec la CGT en France?

Ça pose la question syndicale en Chine et c’est un gros problème pour la lutte des classes dans un pays supposément “socialiste”. 

En réalité, le syndicat national “中华全国总工会” (Fédération nationale des syndicats de Chine) est un simple outil du Parti “Communiste” Chinois. Un syndicat lié au parti n’est pas une mauvaise chose en soi. 

Ça a été le cas en France pendant toute la période révolutionnaire du PCF, ça aura permis énormément en France et en Chine. Mais quand le parti devient révisionniste et adopte une ligne de collaboration avec les intérêts de la bourgeoisie, le syndicat ne peut devenir autre chose qu’un syndicat jaune. C’est à dire un syndicat qui au mieux vous apportera moins que ce que la bourgeoisie était prête à donner, au pire fera tout pour empêcher la grève en collaborant avec les autorités de l’État.

Il faut aussi savoir que depuis la restauration capitaliste avec le coup d’état de Deng Xiaoping et les violences qui s’ensuivirent, le droit de grève fut régulièrement violé, un droit auparavant protégé par les communistes depuis la fondation de la république populaire. Le droit de grève fut officiellement retiré de la constitution en 82 ce avec toutes les libertés garanties par l’ancien régime socialiste (voir 4 liberté de Mao et les 4 grandes démocraties “四大民主和四大自由”)

Chez nous la CGT a pu se défaire de la ligne révisionniste du PCF car l’État n’est pas encore un état social fasciste interdisant tout autre syndicat que celui contrôlé par l’État. En Chine le syndicat national est la seule option, et si vous essayez de tout de même créer un syndicat vous vous ferez lourdement réprimer.

C’est ce qui est arrivé aux ouvrier de Jasic, qui en Juin 2018 avaient déjà tenté de créer une section du syndicat national dans l’espoir de pouvoir négocier avec le patronat, le syndicat national a tout fait pour empêcher la grève, 1000 et unes mesures devaient être prises: autorisation de l’entreprise, des patrons, signature de chaque ouvriers… simplement pour la création d’une section syndicale (même pas pour faire grève!) 

Devant le blocage total du syndicat, les ouvriers ont décidé de tout de même faire grève et d’établir un véritable rapport de force, ils se sont fait violemment réprimer.

Et ce que les révolutionnaires et militants ouvriers en Chine souhaitent aujourd’hui encore avec la grève de Yilisheng, c’est le mouvement de toute la société chinoise qui aura apporté son soutien aux ouvriers comme à Jasic.

Même si celà n’aura pas empêché une énorme répression, des gardes à vue de gréviste, des accusation de déstabilisation sous influence des “forces étrangères” (parce que la lutte des classes n’existe même pas dans la tête des révisionniste) et même dans certains cas condamnation par le tribunal, le mouvement aura tout de même politisé toute une génération de chinois,un regain massif des idées de gauche et du maoïsme, marqué l’histoire ouvrière du pays et démontré une fois de plus a tout ceux qui on pu voir ce qu’il se produisait malgrès la censure qu’il y avait une alliance objective entre la bourgeoisie et l’état “socialiste” dirigé par le Parti “Communiste”.

Une fois tout ça précisé, on peut comprendre plus facilement la situation en chine, revenons à notre grève de Yilisheng:

Le 4 décembre, la grève s’éclate. Les revendications des ouvriers sont claires : le versement de l’indemnité de compensation et la reprise des heures supplémentaires

La demande d’indemnité de compensation est la revendication principale des travailleurs ; en moyenne, chaque personne pourrait toucher plusieurs dizaines de milliers de yuans. Cependant l’entreprise a refusé cette compensation proposant en échange la suppression des heures supplémentaires alors que ces heures permettent justement de vivre correctement comme précisé plus haut. C’est pourquoi, afin de contrer le complot de l’entreprise, les grévistes ont revendiqué la reprise des heures supplémentaires : elle est la solution la plus extrême face à ce faible revenu mensuel.

En raison que cette décision touche l’intérêt de la majorité des ouvriers, plus de 1500 ouvriers ont participé à cette grève sauf quelques assistants administratifs et des membres de leur famille.

Face à cette grève, les bourgeois ont très rapidement publié un Avis concernant le retour au travail normal exigeant que les ouvriers retournent à leur poste. Mais cet avis n’as pas eu de succès : les ouvriers se moquent de l’avis des bourgeois. L’entreprise a aussi déployé la sécurité afin de réprimer les grévistes. La sécurité a essayé de menacer les grévistes mais cela n’aboutit à rien. Les ouvriers ont montré leur détermination et ont repoussé la première attaque des bourgeois. Après que les menaces aient aboutit à l’échec, les bourgeois ont publié un Avis concernant le versement de l’indemnité de vie et la reprise du travail qui met en place une augmentation d’indemnité de vie de 200 yuans, passant de “200-300 yuans” à “400-500 yuans”, dans une tentative de diviser les travailleurs par une petite concession. Les ouvriers restent néanmoins indifférents.

La répression s’intensifie avec la participation de l’Etat. Les agents syndicaux, du bureau du travail, de la police et des services communautaires sont intervenus sur place pour “gérer” la situation. Les services du travail, qui semblaient neutres en temps normal, et les syndicats, qui prétendent défendre les travailleurs, ont montré leur véritable visage hypocrite en réprimant les travailleurs aux côtés de la police.

Les officiels, prenant le parti des capitalistes, ont joué sur deux tableaux : d’un côté, sous un visage prétendument neutre, ils ont demandé aux travailleurs de choisir des représentants pour négocier : “Nous comprenons vos sentiments, mais avec autant de monde, il est difficile de parler tous ensemble. Choisissez quelques représentants, et nous discuterons calmement avec l’entreprise.” Les travailleurs ont ignoré cette demande, car tout représentant choisi risquait d’être emmené par la police ; de l’autre, ces mêmes officiels ont menacé les employés : “Vos actions violent non seulement le règlement de l’usine, mais aussi la loi sur la sécurité publique. Certains comportements pourraient même constituer un crime passible de trois ans de prison.” Malgré ces menaces, les travailleurs restés unis n’ont pas été intimidés. 

Le 5 décembre, les employés ont commencé à sortir de l’usine et à se rassembler dans le parc industriel. Craignant que les travailleurs ne descendent dans la rue et élargissent la grève, le gouvernement a rapidement dépêché deux véhicules de policiers anti-émeutes, qui, avec les agents de sécurité de l’entreprise, ont bloqué les travailleurs. Les policiers, brandissant des pancartes “Prise de preuves par la police”, patrouillaient et filmaient à l’intérieur de l’usine pour intimider les travailleurs, mais ces derniers ne se sont pas laissés effrayer.

Le 6 et 7 décembre, les ouvriers ont décidé de se reposer vu que c’est le weekend. Malgré qu’il s’agit du weekend, les bourgeois et les policiers ne sont pas au repos, ils continuent leur répression en achetant des ouvriers, en menaçant et agressant les grévistes les plus actifs.

Vers le 8 décembre, le gouvernement et l’employeur ont tenu une réunion interne de coordination. L’employeur a clairement indiqué qu’il ne voulait plus céder, estimant que les concessions précédentes n’avaient pas fait revenir beaucoup de travailleurs et que les concessions étaient inefficaces pour tromper ou diviser les employés.

L’employeur a poursuivi son offensive, affichant la notification Décision concernant le retour au poste de travail dans le délai imparti et les mesures en cas de retard :

  • Tous les employés doivent être de retour à leur poste dans leur département avant 13 h 30 le mercredi 10 décembre 2025.
  • L’entreprise effectuera une double vérification de pointage du 10 au 12 décembre, conformément aux Compléments à la gestion des pointages affichés le 8 décembre ; les pointages par empreinte digitale uniquement, sans entrée effective sur le poste de travail, ne seront pas comptabilisés et le suivi quotidien sera publié.
  • La notification contient également une menace : tout absent injustifié sera licencié.

La situation reste bloquée. La bourgeoisie ne peut pas disperser immédiatement les travailleurs : intimidation, division et interventions policières n’ont pas réussi à les disperser. Cependant, les employés ne peuvent pas non plus briser le blocage. Profitant de cette situation, l’employeur continue d’expédier les marchandises et de diviser les travailleurs ; une partie a repris le travail de manière formelle.

Malgré cela, le combat continue : les courageux travailleurs persistent.

Environ 900 employés restent en grève. Certains se sentent incertains quant à l’obtention de l’indemnité de délocalisation et au faible volume d’heures supplémentaires, mais continuent de lutter.

La majorité des travailleurs ayant repris le travail ne sont pas satisfaits : ils ont été trompés ou contraints, traités de “traîtres” par leurs collègues, frustrés, et reçoivent peu d’argent, ce qui démotive leur travail. Beaucoup sur la ligne de production se contentent de faire semblant lorsque les superviseurs sont présents et ralentissent leur travail quand ils ne sont pas surveillés.

Le 9 décembre, la lutte courageuse des travailleurs de Yilisheng se poursuit, bien que leur nombre ait légèrement diminué par rapport à la veille. Le 9 décembre a été le jour le plus intense du conflit. Les travailleurs se sont rassemblés dans l’usine, affrontant et disputant les agents des bourgeois. Lorsque les travailleurs ont formé un mur humain pour bloquer l’expédition des marchandises, le gouvernement et les bourgeois se sont alliés : plusieurs dizaines de policiers ont utilisé de longues bandes bleues d’un mètre de large pour séparer les travailleurs des camions, les intimidant et permettant finalement à l’employeur de procéder à l’expédition. Furieux, certains travailleurs sont montés sur le toit en menaçant de sauter, tandis qu’un petit groupe d’environ dix personnes a scandé “Libérez les médias indépendants !”. L’après-midi, deux groupes de travailleurs sont allés déposer des plaintes, mais ont été arrêtés par la “police populaire” et enfermés dans une petite pièce appelée “Prendre soin des employés”, tous leurs téléphones confisqués. La “police populaire” agissait au nom du “peuple”, ce qui constitue une ironie extrême. De nombreux collègues se sont rassemblés à l’extérieur en criant “Libérez-les !” pour sauver leurs camarades, criant à pleins poumons de 17 h à 18 h, et le premier groupe a finalement été libéré. Le soir, de nombreux travailleurs ont été harcelés par la police, qui servait les intérêts des bourgeois, frappant aux portes sous prétexte de “sensibilisation légale”. Les travailleurs ont convenu de ne plus répondre aux appels inconnus, de considérer les appels suspects comme des escroqueries et de ne pas ouvrir la porte la nuit, appelant la police si nécessaire.

Cependant, ces arrestations et les manœuvres de division de l’employeur ont commencé à réduire le nombre de grévistes. Le 4 décembre, environ 1 000 à 1 500 personnes faisaient grève ; le 10 décembre, environ 900 ; et le matin du 11 décembre, entre 500 et 600, avec 200 en congé. Le plus grand département comptant environ 900 personnes, 350 participaient à la grève ou étaient en congé, formant le noyau de la lutte. L’entreprise a poursuivi la pression, et l’après-midi 150 autres travailleurs ont repris le travail.

Le 11 décembre, l’usine continuait de téléphoner aux travailleurs pour les faire revenir, diffusant en boucle les règlements de l’usine via des haut-parleurs pour les intimider. Craignant que les travailleurs ne descendent dans la rue, le gouvernement a continué à déployer des forces spéciales à l’entrée de l’usine. Certains travailleurs ont tenté de briser le blocage en organisant une sortie vers la rue principale, mais ont été interceptés par la police. Le gouvernement a ainsi montré son vrai visage, défendant ouvertement les intérêts des capitalistes.

Jusqu’à présent, les bourgeois ont consenti à certaines concessions : les trois prochains mois, chaque week-end offrira 24 heures supplémentaires, et une indemnité de 500 yuans par mois pour ceux travaillant moins de 30 heures supplémentaires.

Mais ce que veulent les travailleurs, ce n’est pas des heures supplémentaires, mais une indemnité de délocalisation!

La grève de Yilisheng continue, le feu de la lutte de classes n’est pas éteint. Nous devons soutenir et encourager les travailleurs de Yilisheng avec le plus grand enthousiasme, et diffuser largement les informations sur leur lutte pour révéler la vérité sur leur combat. Vive la juste lutte des ouvriers de Yilisheng ! Les ouvriers de Yilisheng ont raison de se révolter ! A bas le révisionnisme et le P “C” C !

Source

https://telegra.ph/yi-li-sheng-ba-gong-12-10 média maoiste

https://telegra.ph/yi-li-sheng-ba-gong-di-er-pian-12-11 média maoiste

https://telegra.ph/yi-li-sheng-ba-gong-di-san-pian-12-12 média maoiste

https://yesterdayprotests.com/%e6%b7%b1%e5%9c%[…] média libéral (vidéo de la grève)

https://chinaworker.info/zh-hans/2025/12/11/48438/ média trotskyste